Replay du lundi 25 juin 2018

Qui se souvient de Jo Attia et de sa fille Nicole, figures bordelaises ?

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Qui se souvient de Jo Attia et de sa fille Nicole ?

La couverture du livre évoqué par Michel Cardoze
La couverture du livre évoqué par Michel Cardoze - gallimard.fr

Il y a plus de trente ans le lecteur de Sud-Ouest, ce 25 juin 1987, apprenait que Nicole Attia était accusée puis relaxée du chef de proxénétisme par un tribunal de Bordeaux. Une confuse histoire de chambre louée à une prostituée, dans un immeuble dont Nicole Attia était gérante de la société immobilière propriétaire. Donc pas propriétaire. Subtilité amusante. Bref. L’occasion de se souvenir du papa, Joseph Brahim Attia, ancien boxeur, ancien tout, y compris Résistant, trafiquant, déporté, fils d’une bretonne et d’un tunisien tué à la guerre, Jo était né en 1916 en Ile-et-Vilaine et mort en 1972. Roi du milieu des années 50, le gang des Traction-avant, les cabarets à Tanger et Abidjan, mais aussi barbouze au service des souterrains du gaullisme, enlèvements tous azimuths, de Mehdi Ben Barka au colonel Argoud, Jo Attia fut aussi le roi du non-lieu. La république des cabinets noirs lui fut reconnaissante. Et voilà qu’en 1987, sa fille Nicole apparaît dans une petite affaire de chambre louée à Bordeaux. Nicole Attia vit à Royan. Elle est aussi dans le bizness des comptoirs et de la nuit, avec son mari, Jean Fouillat, figure du milieu bordelais qui pousse trop loin le bouchon du racket à Royan et tombe pour gourmandise excessive. Nicole Attia a écrit un « Jo Attia, mon père » sans rien cacher selon l’éditeur, Gallimard, une référence ! Et voici le lien pour vous procurer ce livre chez Galliamard.

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