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Dominique Boh Petit : "les unités de déradicalisation en prison, c'est une mauvaise idée"

Par le lundi 19 septembre 2016
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Dominique Boh Petit, avocate à Metz et militante de l'observatoire international des prisons
Dominique Boh Petit, avocate à Metz et militante de l'observatoire international des prisons © Maxppp - PHOTOPQR/LEREPUBLICAIN LORRAIN

Dominique Boh Petit, avocate messine anime ce lundi 19 septembre, un débat autour du film « taularde ». Ce film décrit les conditions de vie en prison. Elle milite aussi à l’observatoire international des prisons qui dénonce depuis des années le problème de la radicalisation en prison.

Dominique Boh Petit, avocate messine anime ce lundi 19 septembre, un débat autour du film « taularde ». Ce film décrit les conditions de vie en prison. Elle milite aussi à l’observatoire international des prisons qui dénonce depuis des années le problème de la radicalisation en prison.

Les unités de radicalisation à l’intérieur des prisons, c’est une mauvaise idée

A l’heure où l’on parle d’ouvrir un centre de déradicalisation à Nancy, Dominique Boh Petit, estime qu’il y a encore beaucoup de flou. Elle estime surtout que ce n’est pas à l’intérieur de la prison, que ces centres doivent exister. "On ne sait pas trop comment ça va fonctionner et comment ça va être financé. Pour moi, ça doit se passer en dehors de la prison, hors du concept d’enfermement. Je pense que tout ce qui est unité dédié, c’est déjà une mauvaise idée".

Les conditions de vie dans le quartier femme à Metz

L’avocate qui fréquente régulièrement la maison d’arrêt de Metz Queuleu dénonce aussi les conditions de vie dans les quartiers femmes. Elle a écrit un ouvrage l’an dernier : "Quartier femme, écrou 10970".

Pour Dominique Boh Petit, le constat est simple : "Les femmes sont minoritaires en milieu carcéral et cette minorité aggrave leur détention. Elles sont doublement isolées. Isolées des autres et isolées des hommes".

Il n’y a que 4 établissements sur 180 qui accueillent des femmes en France. A la maison d’arrêt de Metz Queuleu, la cellule du quartier disciplinaire a d’ailleurs été détruite après le passe du contrôleur général des prisons, tellement les conditions de vie y étaient invivables.

Pour Dominique Boh Petit : "Il faudrait que les femmes puissent dormir et être alimentées. Il faudrait aussi qu’elles puissent accueillir leurs enfants. Il faudrait surtout qu’elles aient un accès au soin, car les problèmes de santé des femmes ne sont pas les problèmes des hommes".

Dominique Boh Petit anime lundi 19 septembre, un débat sur la vie des femmes en prison au cinéma le Palace de Metz