Replay du vendredi 22 mai 2020

Confinement : 4 millions d'euros de pertes pour les horticulteurs azuréens

Le déconfinement n'est pas une fête pour les horticulteurs azuréens. Lendemains qui déchantent après deux mois d'activité réduite. Rien que pour la filière horticole on déplore plus de quatre millions d'euros de pertes en quarante cinq jours de confinement.

Deconfinement : Les agriculteurs azuréens dans la tourmente
Deconfinement : Les agriculteurs azuréens dans la tourmente © Radio France - Stéphanie Perenon

Comment se porte l'agriculture dans les Alpes-Maritimes ? Depuis le déconfinement la situation est critique selon la chambre d'agriculture. Deux mois d'activité réduite et des restaurants fermés donc des clients en moins. La catastrophe économique succède à la crise sanitaire. Les pertes sont énormes dans certaines filières. L'horticulture par exemple est particulièrment touchée dans les Alpes-Maritimes. Le recensement des pertes à 45 jours de confinement fait état de plus de 4 millions d'euros évaporés. 

"Toutes les aides qui ont été annoncées ne suffiront pas à sauver la fleur coupée. On a plus de mariage ou de cérémonies, la consommation de la fleur est au plus bas, il faut des aides directes" Michel Dessus, président de la chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes. (Michel Desssus, président de la chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes)

D'autant que la filière avait déjà été durement touchée par la crise gilets jaunes, et une consommation en baisse. La chambre d'agriculture est donc catégorique "sans aide on ne s'en sortira pas et il y aura des fermetures d'exploitation" explique son président. 

Diversifier les activités

L'horticulteur Michel Desssus évoque des reconversions. Un agriculteur azuréen a déjà arrête sa production d’œillets pour se replier sur une autre fleur. "C'est bien dommage on va perdre des fleurs des Alpes-Maritimes" avertit Michel Dessus. 

Un aspect positif du confinement : le retour au local, circuit court 

"On sent qu'il y a une prise de conscience, les gens veulent consommer local et tant mieux." se réjouit tout de même le président de la chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes. Si cela entre dans les habitudes, nos agriculteurs dans les Alpes-Maritimes, serait-ce possible de nourrir 1 million 100 mille habitants azuréens ? 

"On ne pourra pas nourrir une population si vaste, on a un potentiel de trois jours, il faut vraiment mener une politique agricole, et l'installation de terrains agricoles dans les Alpes-Maritimes" (Michel Desssus, président de la chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes)