Replay du mardi 24 novembre 2020

Confinement : "plus d'un million d'euros de pertes" annonce le patron d'une boite de nuit niçoise

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Les patrons de discothèques s'estiment oubliés. Ils n'ont toujours aucune perspective de réouverture.

200 patrons de discothèques venus de toute la France manifestent pour la réouverture
200 patrons de discothèques venus de toute la France manifestent pour la réouverture © Radio France - Maïwenn Bordron

Alors que les petits commerçants pourront rouvrir en décembre, les bars et restaurant début 2021, voici une profession qui n'a toujours aucune perspective : les salariés et gérants de discothèques. Premiers confinés, ils viennent de subir une année blanche. Et leur avenir est plutôt sombre. Sans aucune date estimée, ils doivent attendre alors que leur trésorerie est sans dessus-dessous. 

"Déjà plus d'un million d'euros de pertes" Jérôme Calatraba, patron du High Club, discothèque niçoise. 

Le gérant du High Club s'inquiète notamment de pertes abyssales. Il a reçu 45.000 euros pour les trois mois d'été où il n'a pas pu ouvrir. Mais qui ne payent même pas le loyer de sa discothèque située sur la Promenade des Anglais. 

"On a l'impression d’être abandonnés avec un verre d'eau dans le désert" 

Le High Club a ouvert en 1997, le DJ The Avener y a été "DJ résident". Et aujourd'hui son propriétaire estime "la faillite possible". Il n'a donc pas renouvelé les contrats de certains salariés. Et n'en compte plus que 29 contre51 avant la crise. Son prêt garanti par l'état a été refusé par la banque, au motif que son activité ne rentre pas dans les conditions. 

Combien de discothèques déjà frappées ? 

Selon le patron niçois, sur 1.600 discothèques en France, 300 ont déjà fait faillite. Alors que ces boites de nuit produisent un milliard de chiffre d'affaire.