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L'invité de France Bleu Berry

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La limitation de vitesse à 80 km/h a été instaurée le 1er juillet 2018
La limitation de vitesse à 80 km/h a été instaurée le 1er juillet 2018 © Maxppp - Leyla Vidal

L'invité de France Bleu Berry : Florian Marcon, président régional de la Prévention routière

Diffusion du lundi 28 janvier 2019 Durée : 6min

Sept mois après l'entrée en vigueur de la limitation à 80km/h sur les routes secondaires, il est trop tôt pour tirer un bilan de la mesure, estime le directeur régional de la Prévention routière.

Les chiffres de la sécurité routière 2018 ont été dévoilés ce lundi. Ils indiquent (sur les onze premiers mois de l'année) une nette baisse : 3.176 tués, soit 193 de moins que sur la même période en 2017. Faut-il y voir un lien avec la mesure mise en place le 1er juillet dernier, l'abaissement de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires ? Pas nécessairement, estime Florian Marcon, directeur régional de la Prévention routière, qui rappelle qu'initialement la loi prévoyait une évaluation sur deux ans : "six mois après la mise en oeuvre, il est trop tôt pour dire si la baisse du nombre de tués en est une conséquence". 

La Prévention routière souhaite le maintien de cette mesure, qu'elle avait soutenue avant son entrée en vigueur. Florian Marcon explique : "la mesure s'appuie sur des statistiques qui montrent que les départementales et la vitesse sont les premières causes de mortalité. Dans le Cher, par exemple, six axes, six départementales, ont concentré 78 décès en dix ans. Entre Bourges et Sancoins, on a compté 21 décès en moins de dix ans". 

L'idée d'un assouplissement, suggérée par plusieurs responsables de la majorité ces derniers jours, n'est pas judicieuse, ajoute Florian Marcon : "pour que la mesure soit efficace, on pense qu'elle doit être lisible et efficace sur l'ensemble du territoire. Il faut généralement une génération pour voir un changement dans les comportements, c'est ce qu'on a vu avec la ceinture de sécurité par exemple. Mais il faut favoriser le dialogue notamment avec les collectivités locales pour montrer que cette mesure ne tombe pas du ciel".