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Patrice Boiron plaide notamment pour l'instauration d'un guichet unique pour les petites communes
Patrice Boiron plaide notamment pour l'instauration d'un guichet unique pour les petites communes © Radio France - Kévin Blondelle

Patrice Boiron, le maire de Neuillay-les-Bois évoque les difficultés des communes rurales

Diffusion du jeudi 12 avril 2018 Durée : 7min

Emmanuel Macron est aujourd'hui l'invité du journal de 13 heures sur TF1, délocalisé pour l'occasion dans la petite commune de Berd'huis dans l'Orne. Il veut mettre l'accent sur les difficultés des zones rurales, le maire de Neuillay-les-Bois Patrice Boiron nous en parle.

Emmanuel Macron doit expliquer ses réformes ce midi lors du 13h de TF1, délocalisé pour l'occasion dans une petite commune de l'Orne puisqu'il sera donc aussi question du sort des campagnes, et de leurs difficultés.  Pour en parler nous recevions ce jeudi matin Patrice Boiron, le maire de Neuillay-les-Bois, moins de 700 habitants, aux portes de la Brenne. 

Lui insiste d'abord sur la difficulté à maintenir les classes et les écoles dans les territoires ruraux. Il sait de quoi il parle, sa commune est en regroupement pédagogique avec la commune voisine de Méhobecq, il en est le président d'ailleurs. "Nous avons cinq classes, on a dû lutter en début d'année pour ne pas en perdre une. Il faut remettre à plat les choses : on ne peut pas maintenir des écoles partout mais il ne faut pas qu'on subisse comme actuellement. Pour moi la méthode n'est pas sérieuse, le maire est toujours avisé en dernier."

La suppression de la taxe d'habitation pour Neuillay-les-Bois cela représente 80.000 euros de moins

Autre point important qui inquiète les maires : la suppression de la taxe d'habitation : pour nous cela représente 80.000 euros sur un budget de fonctionnement de 500.000 euros. Emmanuel Macron promet que ce soit compensé, mais auparavant on faisait ce qu'on voulait de cet argent. Est-ce que je vais désormais devoir tout justifier et peut-être me retrouver avec seulement 30.000 euros ?"

Quant à la vitesse limitée à 80km/h sur tous les axes secondaires dès le 1er juillet, il regrette que ce ne soit pas fait au cas pas cas, en limitant effectivement la vitesse sur les points noirs particulièrement accidentogènes mais pas partout.