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Sylvain Schuller, président de la CAPEB 36 dénonce une source de conflits et une charge de travail supplémentaires
Sylvain Schuller, président de la CAPEB 36 dénonce une source de conflits et une charge de travail supplémentaires © Radio France - Kévin Blondelle

Sylvain Schuller, président de la CAPEB 36

Diffusion du mercredi 11 avril 2018 Durée : 5min

Notre invité ce mercredi c'est Sylvain Schuller, le président dans l'Indre de la CAPEB, la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment. Il est aussi président de l'union des entreprises de proximité de l'Indre. Nous parlons avec lui du prélèvement à la source.

Le prélèvement à la source sera mis en place dès le premier janvier, le gouvernement l'a confirmé. Vous remplissez donc votre déclaration de revenus pour la dernière fois. Ce sera ensuite à votre employeur de le faire. Ce qui agace profondément Sylvain Schuller, le président dans l'Indre de la CAPEB, la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment. Il est aussi président de l'union des entreprises de proximité de l'Indre.

On est déjà des collecteurs. On collecte déjà la TVA, les charges. Et là on nous ajoute les impôts... On va devenir un petit collecteur. C'est une charge de travail lourde

Selon lui, ce système sera source de conflits, notamment lorsqu'il négociera son salaire puisque son patron aura accès à tous ses revenus, à sa tranche d'imposition. "L'employeur commence à entrer dans la vie privée de l'employé, chose que nous dénonçons." "Depuis 15 ans, j'entends parler de simplification, on en est loin" regrette t'il. 

Qui va nous payer pour collecter cette charge en plus ?

Les estimations du coût pour les entreprises varient dans des proportions parfois très importantes mais ce qui est sûr c'est que cela aura un coût pour les entreprises, pour changer les logiciels, payer des comptables, ... "Les petites entreprises, on n'a pas une organisation pour ça. Et puis on risque des sanctions pénales si on se trompe. Un artisan, un boulanger qui se lève le matin, le soir il doit déclarer tous ses salariés ? Ce n'est pas notre boulot." Il demande au moins une compensation financière, sinon un retour en arrière du gouvernement pour revoir cette réforme de l'impôt.