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Arlette Zeoli, du site lesfrontaliers.lu : les frontaliers veulent davantage de temps libre

Par le jeudi 10 septembre 2015
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Bouchons sur l'autoroute A31 au niveau de Thionville.
Bouchons sur l'autoroute A31 au niveau de Thionville. - Cédric Lang-Roth

Selon un sondage réalisé par le site lesfrontaliers.lu, plus de la moitié des travailleurs frontaliers veulent moins travailler chaque jour. Une majorité d'entre eux demande également une semaine de congés payés supplémentaire. La patronne du site est l'invitée de France Bleu.

Arlette Zeoli est l'administratrice déléguée du site lesfrontaliers.lu. Elle s'est occupée de la publication du sondage sur les frontaliers et le temps libre. Elle répondait à Cédric Lang-Roth.

"Ce qui est ennuyeux pour les frontaliers, c'est surtout le trajet. La durée hebdomadaire du travail au Luxembourg est de 40h, mais ça n'est pas un problème. Quand on habite près de la frontière, tout va bien, mais quand on habite à Metz, il faut ajouter 1h de trajet au moins, ça veut dire que la moyenne hebdomadaire est en fait de 60-70h. La conséquence, c'est qu'on doit jongler avec l'organisation familiale, surtout quand on a des enfants, et on voit moins sa famille. Sans compter le stress de la route."

Mieux payés qu'en France

"L'autre souci, ce sont les heures supplémentaires non rémunérées. Au Luxembourg, la loi précise que les heures sup' doivent être payées. Cela dit, si vous parlez d'heures supplémentaires de cadres ou de commerciaux, c'est comme en France : difficile à calculer donc pas toujours payé. Ça fait partie de l'investissement qu'on met dans son travail, donc c'est accepté."

"À Luxembourg on est quand même mieux payé qu'en France. Ce qui permet aux frontaliers de dire qu'ils veulent une semaine de congés supplémentaires, puisqu'on serait de toute façon mieux payé qu'en France. Cela étant dit, le salaire ne compense pas tout."

Beaucoup se rapprochent de la frontière

"Ça fait 15 ans que je travaille au Luxembourg, je connais énormément de gens qui y ont travaillé puis qui ont arrêté. Peut-être par fatigue, peut-être parce que leur situation familiale a changé. Et ce qu'il faut dire aussi, c'est que beaucoup de frontaliers se rapprochent de la frontière. On peut ainsi réduire le temps de trajet et trouver un meilleur équilibre."

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