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Des migrants de Calais à Metz

Par le jeudi 22 octobre 2015
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Le centre de rétention de Metz-Queleu.
Le centre de rétention de Metz-Queleu. © Maxppp

L’État cherche à désengorger le Pas-de-Calais, en transférant des migrants aux quatre coins du pays. Certains arrivent à Metz et sont pris en charge par les salariés de l'association de l'Ordre de Malte.

Lucie Feutrier-Cook, invitée de France Bleu Lorraine ce jeudi, confirme l'arrivée régulière de migrants de Calais au centre de rétention administrative (CRA) de Metz-Queuleu : 41 personnes depuis le mois de juin, selon la coordinatrice de l'association de l'Ordre de Malte, qui intervient auprès des sans-papiers au sein du CRA.

"Ils nous indiquent qu'ils arrivent par voie terrestre, en bus" indique Lucie Feutrier-Cook, et non par voie aérienne. Une polémique est née cette semaine sur le transfert de certains migrants par avions spécialement affrétés par la Police de l'Air et des Frontières (PAF), vers des villes telles que Toulouse ou Nîmes.

Désengorger la "jungle"

Depuis plusieurs mois, l’État tente de réduire le nombre de migrants concentrés à Calais. Ils sont maintenant 6000, installés dans des conditions sanitaires déplorables au sein de ce qu'on appelle la "jungle". En visite sur place mercredi après-midi, le ministre de l'Intérieur a proposé la création de places d'hébergement supplémentaires pour femmes et enfants et un effort sécuritaire pour étanchéifier la frontière.

Inefficace

Mais ces tentatives de transferts se révèlent particulièrement inefficaces puisque "la totalité des migrants de Calais arrivés à Metz sont sortis libres du CRA et sont vraisemblablement retourné là-bas" confie Lucie Feutrier-Cook. "Pour la plupart, il s'agit d'Afghans ou d'Irakiens. Ils ne demandent pas l'asile en France, leur seul objectif est de passer vers l'Angleterre." Pour la coordinatrice de l'Ordre de Malte, cette méthode ne fait que "viser des personnes qui sont déjà en grande précarité, et c'est un détournement des règles de la rétention."