Replay du jeudi 26 septembre 2019

Alexandre Nioche, de la FDSEA du Loiret, vice-président de la Chambre d'agriculture

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Alexandre Nioche, vice-président de la chambre d'agriculture du Loiret et militant FDSEA
Alexandre Nioche, vice-président de la chambre d'agriculture du Loiret et militant FDSEA © Radio France - Anne Oger

Les agriculteurs du Loiret organisent ce jeudi matin à Orléans une journée d'action "pour qu'on arrête de prendre l'agriculture pour cible", c'est le mot d'ordre. 

Ils se donnent rendez-vous devant la cité administrative Coligny à 9h30, pour y déverser "de la poussière, parce qu'on a l'impression que c'est comme ça qu'en France on considère notre travail". Puis ils se rendent en centre ville, à pied et en tracteur, jusqu'à la cathédrale à travers la rue Jeanne d'Arc, pour rencontrer les orléanais. 

Une charte de bon voisinage signée en juin dans le Loiret

En ligne de mire, la consultation lancée par le gouvernement sur les zones de non-traitement, ces bandes sans pesticides qu'il faudrait instaurer près des habitations. "Ce sont des sujets précis, scientifiques, je ne suis pas sûr que tout le monde ait la compétence pour répondre à cette question" explique Alexandre Nioche, vice-président de la chambre d'agriculture du Loiret, et militant à la FDSEA. 

Lui cultive notamment des céréales à Rebréchien : "j'ai _4 kilomètres de rives de maison à gérer_, je ne dis pas que je connais tous mes voisins, mais je fais attention à ne pas traiter quand il y a du vent, je fais attention aux horaires". Et la chambre d'agriculture du Loiret est la première à avoir signé une charte, en juin dernier, avec l'association des maires, pour favoriser l'échange et le dialogue dans les communes autour de ces questions. 

Plusieurs milliards d'euros pour sortir des pesticides

"Je sens que le regard des gens est en train de changer, c'est très difficile à vivre". D'autant que la profession se prépare à la sortie des pesticides rappelle Alexandre Nioche : "nous avons proposé la mise en place d'un contrat de solutions, parce qu'on entend les attentes des consommateurs". La sortie des pesticides couterait plusieurs milliards d'euros à la France, selon l'agriculteur. 

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