Replay du mercredi 23 juin 2021

Christelle Chartier, directrice de l'agence de communication XCPH Organisation

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"La perspective de déconfinement nous amène vraiment une bouffée d'oxygène et d'optimisme", se réjouit Christelle Chartier. La directrice de l'agence de communication XCPH Organisation à Orléans, était l'invitée ce mercredi de France Bleu Orléans.

Christelle Chartier, la directrice de l'agence de communication XCPH Organisation à Orléans était l'invitée de France Bleu Orléans ce mercredi.
Christelle Chartier, la directrice de l'agence de communication XCPH Organisation à Orléans était l'invitée de France Bleu Orléans ce mercredi. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

"Ca frétille un petit peu au niveau de la demande des particuliers et de la demande publique", mais pour l'instant, le marché entreprise a bien du mal à reprendre, pour le secteur de l'évènementiel, confirme ce mercredi matin Christelle Chartier. La directrice de l'agence de communication XCPH Organisation à Orléans était l'invitée de France Bleu Orléans, à quelques jours de la dernière étape du déconfinement. 

On respire un peu plus ces derniers jours. Ce sera encore plus le cas à partir du 30 juin et la dernière étape du déconfinement, cette perspective vous donne un peu d'espoir ?

En effet, la perspective de déconfinement nous amène vraiment une bouffée d'oxygène et d'optimisme puisque depuis maintenant quinze mois, on est pratiquement à l'arrêt total. Après, a priori, à partir du 1er juillet, nous pourrons à nouveau rassembler du public sans jauge, juste en respectant évidemment les gestes barrières, le port du masque, etc.

Quasiment à l'arrêt pendant de longs mois, vous avez dû réduire la voilure ?

Alors de notre côté nous étions quinze, on a licencié trois personnes et on a eu deux départs volontaires.

Vous même, vous êtes très spécialisés "B to B", donc business to business, c'est-à-dire que vos clients, ce sont des entreprises. Est-ce que ça reprend un petit peu ?

Pour être tout à fait honnête, aujourd'hui, ça frétille un petit peu au niveau de la demande des particuliers et de la demande publique. Mais les entreprises ne se manifestent pas beaucoup, ou alors les consultations qu'on peut avoir sont pour des événements qui auront lieu en 2022. Donc, il reste encore quelques mois à patienter pour retrouver un niveau d'activité similaire à celui d'avant la crise.

Donc, pas de séminaires, pas de soirées professionnelles, tout ça, c'est fini en ce moment ?

En ce moment oui, je pense que c'est compliqué pour un chef d'entreprise de réunir ses salariés alors que la plupart, en tout cas dans les grands groupes, sont encore en télétravail. Et puis, il faut retrouver la confiance. C'est vrai que quand on entend le discours des chefs d'entreprise qui disent qu'ils n'ont pas envie de créer un cluster, il va vraiment falloir retrouver la confiance. Et je pense qu'avec la vaccination, etc, on va y arriver petit à petit, et puis, avec l'expérience de certains évènements qui se sont déroulés comme notamment le concert d'Indochine pour lequel on attend les résultats.

Du coup, vous vous tournez beaucoup vers les particuliers, vous l'avez dit. Justement, on le sait, l'été, c'est notamment la saison des mariages. Pour vous, c'est une opportunité ?

Alors il se trouve qu'on a un département location de matériel de réception au sein de l'agence et que, de ce fait, nous avons des demandes de particuliers qui veulent louer des tentes, des chaises, etc. En effet, aujourd'hui, ça nous amène vers un marché particulier qu'on ne néglige pas.  Ce n'est pas notre cœur de métier, on l'a toujours fait un petit peu pour des clients entreprises qui ont aussi une vie privée et qui organisent des évènements à titre privé, donc, on les accompagne bien sûr aussi à ce niveau là. Aujourd'hui, c'est effectivement une partie de notre activité.

Vous avez été forcés de vous diversifier.

Complètement, mais quand on travaille dans l'événementiel, se réinventer, c'est du quotidien, même avant la crise. Et c'est vrai qu'on a la chance, nous, au sein de l'agence, d'avoir trois départements qui nous ont permis de nous consacrer à d'autres activités comme l'agencement de magasins, la communication et on a développé surtout la partie digitale également.

Les aides devraient baisser cet été avec la reprise, notamment sur le chômage partiel qui sera moins pris en charge, pareil pour le Fonds de solidarité, vous allez pouvoir tenir sans ces aides ?

On a pour l'instant une visibilité jusqu'à fin août, c'est-à-dire qu'on sait que le Fonds de solidarité va se poursuivre jusqu'à fin août, avec des sommes bien moins importantes et indexées sur le chiffre d'affaires qu'on réalisera. On espère qu'en septembre, on va pouvoir retravailler et générer du chiffre d'affaires.

Vous avez également pu échanger avec Alain Griset, le ministre délégué aux Petites et Moyennes entreprises. Qu'est ce qu'il vous a dit ? Ils vont être à vos côtés ?

En effet, ils nous ont promis de nous accompagner après nous avoir soutenu pendant de nombreux mois. Il nous a confirmé que ce serait dommage de nous laisser tomber maintenant parce que, en effet, on va devoir attendre quelques mois pour retrouver un niveau d'activité confortable. En attendant, il faut quand même qu'on travaille pour justement produire et travailler sur ces projets et proposer des choses à nos clients, un peu comme un comédien qui répète au théâtre en fait.

Quelle est la demande que vous leur lancez aujourd'hui, alors?

La demande c'est "Accompagnez-nous", jusqu'à ce qu'on retrouve un niveau d'activité qui nous permette de continuer à redévelopper l'agence.