Replay du jeudi 24 septembre 2020

Christophe Chaillou, président d'Orléans Métropole

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Elu à la présidence de la métropole d'Orléans avec les voix des élus de la droite orléanaise, le socialiste Christophe Chaillou revient sur cet épisode qui a surpris beaucoup d'élus et d'observateurs. "Ce sont les 22 maires de la métropole qui la dirigent, je veux être le président du consensus"

Christophe Chaillou le président de la métropole d'Orléans dans les studios de France Bleu Orléans
Christophe Chaillou le président de la métropole d'Orléans dans les studios de France Bleu Orléans © Radio France - Anne Oger

Christophe Chaillou, le maire socialiste de Saint Jean de la Ruelle et maintenant président, aussi, de la métropole d'Orléans, assure que sa victoire, le 16 juillet dernier, face au maire d'Olivet Matthieu Schlesinger, à la surprise générale, n'avait pas fait l'objet d'un accord préalable avec le maire d'Orléans Serge Grouard. "Il n'y a jamais eu d'accord, il y a simplement eu consensus au deuxième tour sur ma candidature. Enfin plutôt qu'un consensus disons un accord large de deux grandes sensibilités politiques, sur ma candidature. J'ai souhaité à partir de ce moment-là travailler dans l'intérêt général". 

L'hypothèse de son élection à la présidence, jamais discutée en amont avec Serge Grouard ?

"Nous avons eu de nombreux échanges pendant la campagne des municipales avec Serge Grouard, mais aussi avec Matthieu Schlesinger le maire d'Olivet, et c'est normal. La métropole d'Orléans, c'est 22 communes, il n'y a pas d'élection directe, il y a des sensibilités très différentes, très variables en fonction des différentes communes. Des sensibilités politiques, mais aussi d'autres clivages qui peuvent exister. Il y avait trois candidats [Matthieu Schlesinger, Michel Martin l'adjoint aux finances à Orléans, et donc Christophe Chaillou], aujourd'hui mon rôle c'est de travailler dans l'intérêt général avec les 22 maires de la métropole". 

Mais qui dirige cette métropole d'Orléans, Christophe Chaillou ou Serge Grouard ?

"Ma réponse à votre question est simple : ceux qui dirigent, ce sont les 22 maires et les élus du conseil métropolitain. Ce que je souhaite aujourd'hui, c'est qu'on passe d'une conception assez personnalisée de la présidence, et orléanaise (Orléans préside depuis la création de l'agglomération) à un collectif, et je crois que c'est le souhait de mes collègues maires et des élus. Je conçois plutôt mon rôle comme celui d'un fédérateur, d'un animateur du travail en commun au service de l'intérêt général". 

Il y a des recours sur votre élection, celle du 15ème vice-président, et des questions en suspens sur des conflits d'intérêt à propos de certains vice-présidents, n'est-ce pas le signe d'un certain flou qui risque de marquer votre mandat ?

"C'est vrai que le résultat du conseil métropolitain de juillet n'était pas attendu. Ce qui répond d'ailleurs à eux qui parlent d'un accord préalable avec Serge Grouard. Je reconnais que ce conseil ne s'est pas déroulé de façon sereine, que cette soirée a été difficile. Maintenant nous travaillons au service de la métropole, la justice sur les différents recours aura à trancher et nous en tirerons les conséquences. Et j'ai souhaité, avant de signer certaines délégations, avoir l'avis de la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique sur d'éventuels conflits d'intérêt, nous attendons les deux dernières décisions [concernant Romain Roy et Pascal Tebibel], j'espère les avoir avant le conseil ce jeudi soir". 

Vous avez regardé de près la situation financière de la métropole, et les conséquences de la crise du Covid, certains projets vont-ils être abandonnés ?

"Bien sûr et c'est normal. C'est un début de mandat qui arrive dans un contexte lié à la crise sanitaire et économique. Avec de nouveaux élus, il est logique que nous fassions un bilan des engagements pris et de ceux qui sont à venir. Certains projets vont être revus, certains vont être maintenus, et d'autres seront abandonnés. Par exemple sur le projet de téléphérique au-dessus de la gare des Aubrais, j'ai estimé après avoir échangé avec la maire de Fleury Carole Canette, et les autres maires, qu'il ne devait pas être poursuivi. D'autres seront confirmés, sur l'enseignement supérieur par exemple. D'autres sont en cours de discussion et de débat, je pense à Comet notamment. Avec Serge Grouard nous avons demandé un audit sur ce chantier". 

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