Replay du lundi 3 mai 2021

Elections départementales et régionales : "la sécurité est l'affaire de tous", pour le Rassemblement National

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"La sécurité n'est pas une compétence de la Région, mais la région peut co-produire de la sécurité", assure ce lundi matin Cyril Hemardinquer, tête de liste pour le Rassemblement National dans le Loiret pour les élections régionales de juin prochain. Il était l'invité de France Bleu orléans.

Cyril Hermadinquer, tête de liste du Rassemblement National dans le Loiret pour les élections régionales et candidat aux départementales à Courtenay.
Cyril Hermadinquer, tête de liste du Rassemblement National dans le Loiret pour les élections régionales et candidat aux départementales à Courtenay. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

"La sécurité n'est pas une compétence de la Région, mais la région peut co-produire de la sécurité", estime ce lundi matin Cyril Hemardinquer, têter de liste du Rassemblement National dans le Loiret aux élections régionales et par ailleurs candidat aux élections départementales sur le canton de Courtenay. Le syndicaliste policier, en poste dans les Yvelines, en fait son axe de campagne. Il était l'invité de France Bleu Orléans. 

Les élections départementales tout d'abord : zéro élu pour le Rassemblement National en 2015. Vous pensez réussir à faire mieux cette fois ci?

En tout cas, je l'espère. J'ai grand espoir de faire mieux. Le climat politique nous est quand même assez favorable. Il faut savoir qu'on avait des cantons qui avaient dépassé la barre des 40% en 2015. J'espère qu'avec l'évolution politique actuelle, la dictature d'En Marche, le "ni gauche ni droite" de nos partis centristes et l'ensemble de l'échiquier politique, nous devrions arriver à réveiller les Français et à les amener à réaliser que le Rassemblement National est la meilleure option pour eux, sur tous les scrutins.

Une dictature d'En Marche qui vous permet tout de même d'être candidat à ces élections.  Vous êtes d'ailleurs candidat sur le canton de Courtenay, l'un des cantons où le Rassemblement National a fait le plus gros score en 2015. Vous vous dites, "je ne prends pas de risque" ?

Non du tout. Déjà, rien n'est acquis en politique. On ne peut pas aller sur un canton et se dire qu'on ne prend pas de risque. Prendre Courtenay, même pour moi est un gros risque puisque c'est le canton qui avait fait le meilleur résultat la dernière fois, et si je ne le fais pas basculer ce coup-ci, ce sera un échec qu'il faudra que j'assume personnellement.  

Cela veut dire quoi ? Si vous n'êtes pas élu Courtenay, vous quittez la tête du Rassemblement National dans le Loiret ? 

Non, absolument pas. Le Loiret ne se résume pas au canton de Courtenay. C'est juste que j'ai un engagement vis-à-vis de mes militants. J'ai un engagement vis-à-vis de mes sympatisants et de tous les Français qui votent Rassemblement National et donc je dois atteindre mes objectifs. Pour moi, l'échec n'est pas d'une option. Si jamais j'ai, j'étais en échec, bien évidemment, il faudra rebondir pour continuer à aller de l'avant avant. Nous avons l'élection présidentielle en 2022, c'est quand même une étape décisive pour le pays et nous oeuvrerons en ce sens par la suite. 

Le Rassemblement national a du mal à fidéliser dans le Loiret. Sur les 42 candidats présentés pour les départementales, seuls quatre étaient déjà présents en 2015. Ça vient d'où ? C'est un problème d'image, de réussir à tenir dans le temps?

Non, du tout, c'est un problème de turn-over des personnes. Dans un de vos articles, là, il était écrit que j'avais réussi à boucler tous les cantons, non sans mal. C'est tout à fait faux. Il faut savoir que j'avais un grand panel de candidats. Nous avons pu les choisir. Nous avons pu faire face aux éventuelles défections de dernière minute. Nous avons déposé la liste de nos 21 cantons le premier jour où c'était possible à la préfecture, je n'ai eu aucun mal à trouver des candidats. C'est vrai que le dernier article qui a été fait par France Bleu indique que j'ai des couples chez moi. Je ne savais pas que c'était interdit en politique d'avoir les deux qui s'engagent en politique. C'est une nouveauté.  Vous savez, quand on s'engage en politique, très souvent, c'est très chronophage, et si la famille ne suit pas ou n'adhère pas au projet, c'est très compliqué. Ce qui explique pourquoi nous avons tant de couples représentés.

Vous êtes donc tête de liste pour les élections régionales dans le Loiret.  Un policier en tête de liste, ça annonce la couleur : la sécurité, pincipal axe de campagne du Rassemblement National ?

Tout à fait. La sécurité, c'est un problème essentiel en France aujourd'hui. La sécurité, c'est aussi l'affaire de tous et on ne voit pas pourquoi ça ne serait pas l'affaire des régions.

Les Régions n'ont pas vraiment la main sur la sécurité. Ce n'est pas la Région qui décide du nombre de policiers municipaux ou de policiers nationaux dans nos rues.

La sécurité n'est pas une compétence de la Région, mais la région peut co-produire de la sécurité comme cela s'est déjà vu notamment en région Île-de-France, par exemple. La Région, peut subventionner ou du moins cofinancer et aider les mairies à obtenir des budgets plus conséquents pour recruter des policiers municipaux. La région a certains leviers pour pouvoir amener plus de sécurité, notamment dans les transports. Elle peut être un acteur vraiment très important et nous avons plusieurs expérimentations en termes de sécurité que nous souhaiterions mettre en place dans la région Centre-Val de Loire. 

Vous êtes donc policier dans les Yvelines, élu au conseil municipal à Maintenon, en Eure et Loir, candidat aux départementales dans le Loiret, tête de liste aux régionales pour le Loiret. Ce département, c'est une étape parmi d'autres ? 

Non,  le Loiret, c'est ma nouvelle destination. Initialement, j'aurais dû m'installer dans le Loiret cette année, à cause de la Covid, tout a pris un petit peu de retard. Je suis aussi contraint par la profession de mon épouse, donc, pour l'instant, je suis toujours physiquement sur Maintenon. J'ai assumé mon mandat de conseiller municipal qui est un mandat totalement bénévole, où je siège dans huit commissions qui ne me rapportent absolument rien, je fais ça vraiment parce que je me suis engagé auprès des gens qui m'ont élu. Quand je serai sur le Loiret et que je passerai la main à ma seconde de liste, elle continuera l'engagement du Rassemblement National sur place.