Replay du lundi 5 octobre 2020

Florent Montillot, premier adjoint au maire d'Orléans, en charge de la santé et de la sécurité

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Florent Montillot, premier adjoint au maire d'Orléans, en charge notamment de la santé et de la sécurité, évoque les récents faits divers qui se sont produits récemment au centre commercial place d'Arc. "Cela se dégrade mais ce n'est pas non plus un no man's land". Il promet des mesures rapides.

Florent Montillot adjoint à la santé et à la sécurité à Orléans
Florent Montillot adjoint à la santé et à la sécurité à Orléans © Radio France - Anne Oger

Ce samedi après-midi, le 3 octobre, un homme a été blessé lors d'une bagarre devant la place d'Arc à Orléans, deux personnes ont été interpellées. En août dernier, des coups de feu avaient été tirés. Florent Montillot évoque ces faits divers et analyse la situation dans ce centre commercial, en mettant en cause l'ancienne municipalité

Y a-t-il un problème, de nouveau, avec la place d'Arc ?

"Il y a pour moi un recul général sur la sécurité en centre ville d'Orléans. Il y a neuf mois nous avions lancé avec Serge Grouard une enquête auprès des orléanais, avant les élections municipales. Nous nous étions rendus compte que la sécurité arrivait en tête des préoccupations. Pour nous cela n'était pas une surprise, car j'avais alerté à plusieurs reprises en conseil municipal sur la dégradation de la situation. J'ai retrouvé une situation invraisemblable, avec la disparition d'un nombre important de policiers municipaux, des caméras qui ne fonctionnent plus. Donc nous sommes en train de recruter de nouveaux policiers municipaux, et de revoir tout ça, depuis le mois de juillet". 

Mais y a-t-il un problème spécifique à cet endroit ?

"En 2014 j'ai remis les clefs de la sécurité à mon successeur [Olivier Geffroy, dans la même majorité à l'époque] et le dernier incident place d'Arc remontait à 2008 [note de la rédaction : France Bleu Orléans a retrouvé la trace d'une rixe très importante en 2011]. Il y a eu effectivement deux faits divers, un réglement de comptes entre des marginaux au mois d'août, et des bagarres entre plusieurs groupes ce week-end. On a une situation qui se dégrade, il ne faut pas pour autant considérer que la place d'Arc est devenue un no man's land. Mais il y a plusieurs choses : d'abord une marginalité qui s'est installée, au-dessus de la place d'Arc et en-dessous. Depuis un mois et demie, nous travaillons avec une dizaine d'élus pour y remédier d'ici cet hiver. Nous voulons 1- faire disparaître le campement qui s'est installé sous la place d'Arc et qui est innommable, 2 - mettre un terme aux marginaux qui sont sur la dalle de la place d'Arc et 3 - avec la police nationale puisque j'ai rencontré le directeur de la sécurité publique à ce sujet, et la police municipale, remettre en place ce que j'avais mis en oeuvre dans les années 2010 : des présences policières permanentes, sédentaires, notamment les jours où il y a le plus d'affluence c'est-à-dire les mercredis et samedis après-midis, pour qu'on mette un terme à ce genre d'attroupements inacceptables".

Vous faites le lien entre le campement sauvage sous la place d'Arc, et l'insécurité ?

"Si vous m'avez bien entendu, je vous ai parlé du campement qui se trouve sous la place d'Arc, et des marginaux qui eux se trouvent au-dessus, et qui eux sont alcoolisés, voire drogués. Avec eux il y a en permanence des situations d'agressivité. Pour y aller régulièrement, je peux vous dire que si vous êtes une mère de famille, avec une poussette, et que vous remontez la rampe handicapé, et que vous vous retrouvez devant les bancs qui se trouvent le long de la place d'Arc en face de la Poste, vous n'en menez pas large. Cette situation est inacceptable, nous sommes en train d'y mettre un terme, sur plusieurs aspects. On va enlever des bancs, remettre des éléments, y compris en bas des arceaux pour les vélos, on va se réapproprier cette place pour lui permettre de vivre normalement". 

N'y a-t-il pas un problème plus général de configuration de cette place d'Arc ?

"Sur la configuration urbaine de la place d'Arc, il n'échappe à personne que c'est une dalle, une sorte de no man's land, on est d'accord. Je ne suis pas venu vous parler d'urbanisme et vous dire ce qui est en projet, ça n'est pas l'objet de la discussion. Ce que je sais c'est que j'ai demandé il y a une dizaine de jours une réunion de travail avec la direction de place d'Arc, la police municipale et nationale, et les services de la mairie, pour mettre en oeuvre une solution de présence policière, et d'aménagement".