Replay du jeudi 29 avril 2021

Décès d'un surveillant au centre pénitentiaire de Saran : Joseph Pita Mukuna, délégué syndical Ufap Unsa

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Après la mort de Stéphane, un surveillant de la prison de Saran, la réaction d'un représentant du syndicat des personnels de l'administration pénitentiaire, l'Ufap-Unsa. Cet homme de 48 ans décédé le 25 avril avait été testé positif au Covid 19. Pour Joseph Pita Mukuna, l'heure est au recueillement.

Le centre pénitentiaire d'Orléans-Saran
Le centre pénitentiaire d'Orléans-Saran © Radio France - Anne Oger

Le temps des questions et des explications viendra plus tard, aux yeux de Joseph Pita Mukuna, délégué syndical Ufap-Unsa au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. Sur le décès de son collègue, Stéphane, 48 ans, retrouvé chez lui le dimanche 25 avril. Stéphane avait été testé positif au Covid 19 la semaine précédente, et hospitalisé pour des problèmes respiratoires, avant d'être renvoyé chez lui. 

Pour le moment, la direction interrégionale des services pénitentiaires, basée à Dijon, estime qu'il est trop tôt pour établir les causes de ce décès, et surtout pour le lier directement au Covid 19. Joseph Pita Mukuna le dit aussi : "A Saran, nous sommes surtout sous le choc, car c'est le deuxième décès auquel nous devons faire face. En mars 2020 c'est Claude Lombardo, un autre collègue, un homme de 54 ans, un ami, qui est mort. Nous sommes très tristes. Mais concernant Stéphane, par respect pour le deuil de la famille, nous ne pouvons pas pour l'instant confirmer le lien avec le Covid" explique le syndicaliste. 

Le surveillant décédé le week-end dernier avait été testé positif dans le cadre d'un vaste dépistage du Covid 19 organisé au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran après la découverte d'un important cluster au sein de l'établissement, mi-avril. Comme d'autres surveillants et détenus. La question de la vaccination se pose donc pour le personnel pénitentiaire. Considéré comme prioritaire, il est malgré tout tenu pour l'instant par les règles existantes, seuls les plus de 55 ans peuvent se faire vacciner. "La plupart des agents ici ont moins de 55 ans, et n'ont donc pas accès, pour l'instant, à la vaccination" regrette Joseph Pita Mukuna. 

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