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"J'appelle le gouvernement à aborder les négociations avec la volonté non pas d'un face-à-face mais d'un résultat" - François Bonneau
"J'appelle le gouvernement à aborder les négociations avec la volonté non pas d'un face-à-face mais d'un résultat" - François Bonneau © Radio France - François Guéroult

François Bonneau et la réforme de la SNCF : "Le conflit actuel est très alarmant"

Diffusion du lundi 9 avril 2018 Durée : 6min

Invité ce matin de France Bleu Orléans, François Bonneau, président PS de la Région Centre Val-de-Loire, estime que la situation à la SNCF est "très alarmante" pour les usagers et pour le tourisme. Il ne souhaite pas expérimenter dès 2019 l'ouverture à la concurrence des TER.

François Bonneau soutient-il le mouvement des cheminots ? Le président PS de la Région Centre Val-de-Loire ne répond pas vraiment à la question. "Je soutiens les cheminots quand ils demandent les investissements nécessaires sur les lignes ferroviaires, explique François Bonneau. Les cheminots défendent aujourd'hui une entreprise nationale, mais je crois qu'il faut plus que cela : il faut une entreprise nationale qui soit plus qualitative, il faut plus de trains à l'heure, il faut une réforme. La SNCF est indispensable, le transport ferroviaire est indispensable, notamment pour les territoires ruraux, mais il faut poser tous les problèmes, y compris celui de la dette. Le sujet, ce n'est pas le statut des cheminots !" Pour autant, François Bonneau estime que la situation actuelle est "très alarmante" pour les usagers et pour le tourisme. "Il n'y a pas de négociations ! On entend le gouvernement dire : "ça, ça n'est pas négociable" - comment va-t-on sortir de ça ? J'appelle le gouvernement à aborder ces négociations avec la volonté non pas d'un face à face mais d'un résultat."

Quant à l'idée d'ouvrir les TER à la concurrence dès 2019 pour les régions qui le souhaitent, François Bonneau indique qu'il n'est pas intéressé. "La concurrence est une modalité, ça n'est pas une finalité ! La finalité, encore une fois, c'est la qualité du service. La concurrence est un engagement qui résulte des accords européens, mais il faut le faire dans des conditions qui ne soient pas des conditions de désorganisation pour nos concitoyens, toute précipitation en la matière serait de la désorganisation. Moi, je suis dans le pragmatisme. La concurrence ne règle pas forcément tous les problèmes."

En attendant, François Bonneau a décidé de mettre en place des cars de substitution pour le Printemps de Bourges, les trains spécifiquement affrétés par la Région risquant de subir les conséquences de la grève.

François Bonneau, invité de France Bleu Orléans ce matin