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L'invité de France Bleu Orléans

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"Même si le regard social a évolué sur l'apprentissage, il y a encore du travail à faire contre les idées reçues" - Cathy Munsch-Masset
"Même si le regard social a évolué sur l'apprentissage, il y a encore du travail à faire contre les idées reçues" - Cathy Munsch-Masset © Radio France - François Guéroult

L'invité de France Bleu Orléans : Cathy Munsch-Masset : "1 entreprise sur 10 accueille des apprentis, c'est trop peu"

Diffusion du lundi 28 mai 2018 Durée : 7min

A l'occasion de la journée spéciale apprentissage sur les réseaux France Bleu et France 3, Cathy Munsch-Masset, vice-présidente de la Région Centre Val-de-Loire, en charge de l'apprentissage, était l'invitée ce matin de France Bleu Orléans.

L'apprentissage : en parler, toujours et encore... C'est un peu le credo de Cathy Munsch-Masset, vice-présidente de la Région Centre Val-de-Loire en charge de ce dossier. "On ne parle pas suffisamment de l'apprentissage, constate-t-elle ; il faut partir des expériences de terrain, de donner la parole aux apprentis, aux maîtres d'apprentis, aux formateurs, pour mieux faire connaître ces voies de formation. Force est de constater que les clichés ont la vie dure, et que même si le regard social a évolué, il reste du chemin à faire. L'apprentissage, ce n'est pas la solution de celui qui ne peut rien faire d'autre, ce n'est pas nécessairement des filières courtes dans lesquelles on ne peut pas poursuivre les études." Aujourd'hui, sur les quelque 19 000 apprentis qu'on compte dans la région, près d'un tiers sont d'ailleurs en fait des étudiants - suivant des formations post-bac.

Demain l’Assemblée nationale va commencer à se pencher sur le projet de loi « avenir professionnel », qui inclut une réforme de l’apprentissage. Réforme qui, au départ, devait consister notamment à transférer cette compétence aux branches professionnelles – et donc au détriment des régions. Mais les choses sont en train d'évoluer : "Je pense qu'on a eu raison d'avoir un dialogue exigeant avec le gouvernement, souligne Cathy Munsch-Masset, qui conduit aujourd'hui le Medef à se positionner en faveur d'un co-pilotage Régions-branches professionnelles. On l'a toujours dit : les branches professionnelles ont toute leur place, mais il faut un acteur public, notamment pour éviter d'avoir l'apprentissage des riches et l'apprentissage des pauvres, l'apprentissage des villes et puis plus rien dans les campagnes." Pour le reste, "en effet, les branches professionnelles ont une responsabilité fondamentale pour mobiliser les employeurs : dans notre région, seulement 1 entreprise sur 10 accueille des apprentis, c'est trop peu."