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Richard Ramos, le député Modem du Loiret
Richard Ramos, le député Modem du Loiret © Radio France - Anne Oger

Le député Modem du Loiret Richard Ramos s'attaque aux sels nitrités dans la charcuterie

Diffusion du lundi 14 octobre 2019 Durée : 6min

Le député Modem du Loiret a fait du combat contre la malbouffe l'une de ses marques de fabrique. Il vient de déposer un amendement dans le cadre de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale, qui vise à instaurer une taxe sur les "sels nitrités" utilisés dans la fabrication des produits de charcuterie.

Les sels nitrités, c'est le nitrate de potassium et le nitrite de sodium, qui apparaissent sous le nom E250 sur les emballages. Ce sont eux qui donnent cette couleur rose au jambon blanc, qui accélèrent, aussi, le processus de fabrication, et qui prolongent la durée de conservation. 

Richard Ramos veut taxer ce qu'il appelle "de la cochonnerie, dangereuse pour la santé". Ces sels nitrités ont été classés "produits cancérigènes" par le centre international de recherche sur le cancer. "Je veux une taxe toute petite pour commencer, aux alentours de 10 centimes le kilo de sels nitrités. On crée l'outil et on dit aux industriels : si vous ne changez pas vos pratiques dans les trois ans qui viennent, on fera monter le taux"

"On a le droit d'acheter des produits qui ne sont pas bons, mais on doit le savoir". Le prochain combat, ce sera les phosphates dans la charcuterie annonce Richard Ramos. 

Interrogé aussi sur la loi alimentation adoptée l'an dernier, et censée améliorer la rémunération des agriculteurs face à la grande distribution, le député Modem du Loiret reconnait "un échec". L'association UFC Que Choisir a publié une enquête, dans laquelle elle affirme que les marges des distributeurs n'ont pas baissé, et que les prix payés aux producteurs ont plutôt diminué. 

"C'est vrai que ça ne marche pas, mais ça c'est aussi parce que le gouvernement ne laisse pas au Parlement le pouvoir de contrôler l'application de ces lois, il faut un vrai pouvoir du Parlement sur ce genre de politique" dit Richard Ramos.