Replay du mardi 22 septembre 2020

Le maire d'Olivet Matthieu Schlesinger veut créer un groupe à la métropole d'Orléans

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En juillet dernier, l'élection du socialiste Christophe Chaillou à la présidence de la métropole d'Orléans s'était faite à ses dépens. Il avait dénoncé des "manoeuvres politiciennes". Aujourd'hui le maire d'Olivet crée un groupe de 26 élus, "droite centre et citoyens"

Le maire d'Olivet, Matthieu Schlesinger
Le maire d'Olivet, Matthieu Schlesinger © Radio France - Stéphane Barbereau

En juillet dernier, le socialiste Christophe Chaillou était élu président de la métropole d'Orléans, à l'issue d'un vote très controversé. Il avait battu le maire d'Olivet, Matthieu Schlesinger, par 55 voix contre 29, grâce aux voix des élus de la droite orléanaise. A deux jours du prochain conseil métropolitain, Matthieu Schlesinger annonce la création d'un groupe d'élus baptisé "droite, centre et citoyens, pour une métropole d'avenir". 

"Je ne reviendrai pas sur les circonstances de cette élection à la présidence, tout le monde a compris que deux blocs, la gauche et la droite orléanaise, s'étaient alliés contre les élus de droite et citoyens des autres élus de la métropole. Ca a donné le système de gouvernance d'aujourd'hui, on verra ce que donneront les recours juridiques. Moi ce qui m'importe c'est ce qu'on fait avec la métropole, comment elle se projette vers l'avenir, et aujourd'hui je suis inquiet"

Aujourd'hui il n'y a pas de projet pour la métropole, le président nous a dit qu'on en discuterait en 2021

Matthieu Schlesinger a donc proposé à 26 élus de la métropole, dont les maires de neuf communes sur 22, de former un groupe politique. "Certains de ces élus [comme Thierry Cousin le maire de Saint Pryvé Saint Mesmin, Françoise Grivotet, maire de Saint Jean le Blanc, ou encore Alain Touchard le maire d'Ormes] sont aussi dans l'exécutif, ils sont vice-présidents de la métropole d'Orléans. On a constaté que certaines personnes s'entendant entre elles, il faut une autre manière de peser sur les décisions. Et nous souhaitons être constructifs. Aujourd'hui il n'y a pas de projet pour la métropole, les ententes de juillet se sont faites sur des bases politiciennes, sur un accord de personnes, pas sur un projet. Par exemple la gauche voulait la gratuité des transports, Serge Grouard et son équipe n'en voulaient pas, il est important qu'on puisse parler et être entendus sur un projet"

Matthieu Schlesinger ajoute : "ce qui m'inquiète c'est le manque d'impulsion, le manque d'ambition pour la métropole. Nous nous sommes réunis début septembre et le président Christophe Chaillou nous a dit que nous allions discuter du projet métropolitain entre janvier et juin 2021. _Nous nous pensons qu'avec la crise qui se profile, on n'a pas le temps d'attendre_. Et le problème c'est que l'impulsion n'existe pas, parce que la gouvernance qui s'est mise en place en juillet a fragilisé le consensus qui existait avant"

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