Replay du jeudi 15 octobre 2020

Grégoire Muller, chef du service réanimation de l'hôpital d'Orléans

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Le Dr Grégoire Muller est le chef du service de médecine intensive et réanimation au Centre Hospitalier Régional d'Orléans. En première ligne pendant la première vague de l'épidémie de Covid, il réagit à l'annonce d'un couvre-feu dans huit métropoles françaises pour freiner l'épidémie.

Le docteur Grégoire Muller, chef du service de médecine intensive et réanimation du CHR d'Orléans
Le docteur Grégoire Muller, chef du service de médecine intensive et réanimation du CHR d'Orléans © Radio France - Anne Oger

Pour le Dr Grégoire Muller, cette mesure de couvre-feu annoncée par Emmanuel Macron ce mercredi 14 octobre, est une mesure adaptée à la situation, même si la région Centre Val de Loire n'est pas concernée. "On a de nombreux éléments qui montrent que la propagation du virus se fait dans la sphère privée, c'est le cas de nos patients actuellement en réanimation" donc pour lui il faut agir sur ce point.

Grégoire Muller insiste sur le fait que, _"quelle que soit la région où l'on habite, il faut être très vigilant_, comme on l'a été pendant le confinement. Ne pas négliger le port du masque, ne pas se réunir en grand nombre dans la sphère privée". 

Le système de santé n'est pas capable d'absorber une vague identique à la première

Surtout, pour lui, "il faut bien se rendre à l'évidence que le système de santé français n'est pas capable à l'heure actuelle d'absorber une vague identique à la première, ça les gens ne l'ont peut-être pas saisi. _D'abord parce qu'on ne peut plus déprogrammer des opérations_, comme on l'a fait au printemps. Et puis contrairement à la première vague on ne pourra pas transférer des malades quand une région sera saturée"

Le chef du service de réanimation de l'hôpital d'Orléans le dit : "la saturation guette" dans son service. "Tous les patients admis pour la prise en charge d'un Covid prennent la place d'un patient de réanimation. _10 patients Covid hospitalisés dans le service, c'est plus de six patients qu'il a fallu caser ailleurs_, donc on est déjà en situation de débordement en ce moment"