Replay du mercredi 21 avril 2021

Le Loiret sur "un plateau haut", face à l'épidémie de Covid-19, selon Laurent Habert, le directeur de l'ARS

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Le Loiret est "sur un plateau haut", face à la pandémie de Covid-19, selon Laurent Habert le directeur général de l'Agence régionale de santé de Centre Val de Loire, invité de France Bleu Orléans ce mercredi matin.

Laurent Habert, le directeur général de l'ARS Centre-Val de Loire, indique que le Loiret "est sur un plateau haut" face à l'épidémie de Covid-19, alors que la situation s'améliore dans certains départements.
Laurent Habert, le directeur général de l'ARS Centre-Val de Loire, indique que le Loiret "est sur un plateau haut" face à l'épidémie de Covid-19, alors que la situation s'améliore dans certains départements. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

"On est sur un plateau haut", dans le Loiret, face à l'épidémie de Covid-19, indique ce mercredi matin le directeur général de l'Agence Régionale de Santé de Centre-Val de Loire. Invité de France Bleu Orléans, Laurent Habert le reconnait, il n'y a "pas de signes nets d'amélioration" dans le département, "mais ça va finir par venir" assure-t-il.

75 hospitalisations en service de réanimation dans le Loiret, un taux d'incidence qui reste élevé 340 pour cent mille sur la métropole d'Orléans.  On est obligé de constater ce matin que pour le moment, les mesures qui sont entrées en vigueur début avril ne fonctionnent pas ou ne suffisent pas.

On ne peut pas dire que ça ne fonctionne pas. En tout cas, la situation épidémique reste compliquée et on est sur un plateau haut je dirai. On n'a pas de signes nets d'amélioration, et la situation hospitalière, notamment dans le Loiret, reste extrêmement tendue.

54 lits occupés à Orléans, un seul de disponible pour le moment. 21 patients pris en charge à Montargis, du jamais vu, même pendant la première vague, puisqu'on en avait au maximum que 17. Il faut déprogrammer, trouver de la place ?

La déprogrammation, donc le report des interventions chirurgicales non urgentes, est déjà en place dans les hôpitaux depuis plusieurs semaines. Elle sert effectivement à mobiliser du personnel pour armer des lits de réanimation, des lits de soins critiques pour accueillir les patients. On adapte le dispositif semaine après semaine. On a des contacts très réguliers avec les équipes hospitalières, les médecins de réanimation de ces établissements qui font, et il faut le dire, il faut le souligner, un boulot exceptionnel pour adapter en permanence l'hôpital à l'épidémie. 

Vous avez sans doute entendu ce qu'a dit Olivier Véran qui évoque une décroissance de l'épidémie depuis plusieurs jours maintenant. Ailleurs, peut être, mais pas chez nous.

La situation de chaque région est hétérogène. Nous sommes plutôt sur un plateau. Nous n'avons pas encore de phase de décroissance, mais ça va finir par venir, en tout cas aujourd'hui l'essentiel, c'est d'accueillir les patients, les nombreux patients Covid qui sont encore hospitalisés dans la région.

"Déconfiner par région", selon le souhait du ministre de la Santé. Clairement, si c'est retenu, le Loiret ne fera pas partie des premiers.

Ce n'est pas certain. Encore une fois, le président de la République avait fixé l'échéance plutôt de la mi-mai pour les premières mesures. La situation peut s'améliorer, va s'améliorer au cours des prochaines semaines et il faut juste attendre, voir comment évolue l'épidémie et continuer à respecter, bien sûr, tous les gestes barrières qui freinent cette épidémie.

La bonne nouvelle parentèle nous vient de la vaccination. 108 500 Loirétains ont reçu une première dose. C'est 16 000 de plus en une semaine. C'est bon, l'accélération tant promise, tant espérée, elle est là ?

La campagne s'accélère, va encore s'accélérer. On va, à partir du mois de mai, recevoir encore plus de doses, 30% de plus de doses. A partir de juin, on devrait avoir deux fois plus de doses disponibles qu'aujourd'hui. Donc, vous voyez qu'il y a une accélération permanente de la campagne avec les arrivées maintenant assez massives de vaccins. On a hier passé la barre des 500 000 personnes vaccinées en région Centre-Val de Loire. Le vaccinodrome d'Olivet tourne à plein régime. Il a réalisé quatre mille injections la semaine dernière, 5 000 cette semaine. Vous voyez que c'est un dispositif de très grande capacité et très efficace.

Une question tout de même sur d'AstraZeneca. On l'a vu ce weekend 500 doses pour les professions qu'on appelle prioritaires, de plus de 55 ans, au vaccinodrome d'Olivet. Une centaine finalement injectées faute de candidats. Il y a un vrai problème, une vraie question sur ce vaccin.

Il y a des questionnements des personnes, effectivement, sur l'AstraZeneca, en dépit du fait que, comme l'ont rappelé l'Agence européenne du médicament, la Haute Autorité de santé, il y a effectivement des effets secondaires, mais qui sont extrêmement rares. Quand vous voulez aller en Guyane française vous vous faites vacciner contre la fièvre jaune : là aussi, comme tout vaccin il y a parfois des effets secondaires, cela n'empêche pas que ce vaccin existe, il est même obligatoire pour aller dans cette région.  Je crois qu'il y a un travail de persuasion. Le vaccin est un vaccin efficace, il faut le rappeler, c'est un vaccin efficace contre le variant anglais, le variant archi dominant en Loiret, en région Centre-Val de Loire.  C'est une protection efficace et ce vaccin peut être utilisé. D'ailleurs, il est utilisé, il est commandé par nos médecins, par nos pharmaciens, par nos infirmiers pour vacciner leurs patients.