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Laurent Habert, directeur de l'Agence Régionale de Santé Centre Val de Loire
Laurent Habert, directeur de l'Agence Régionale de Santé Centre Val de Loire © Radio France - Anne Oger

Laurent Habert, directeur général de l'Agence Régionale de Santé Centre Val de Loire

Diffusion du mardi 17 septembre 2019 Durée : 7min

Laurent Habert a pris la direction de l'ARS Centre Val de Loire au printemps dernier, avec pour mission d'appliquer le plan "ma Santé 2022" lancé par le gouvernement, pour mieux lutter contre la désertification médicale. Notre région est la plus touchée en France. Dans le Loiret notamment, on ne compte que 77 médecins généralistes pour 100 000 habitants.

Pour la maison de santé de la Source à Orléans, ce qui compte c'est le projet de l'établissement

Un des exemples de cette difficulté à recruter des médecins, c'est la situation de la Maison de Santé Pluridisciplinaire de la Source à Orléans, qui perdra ses deux derniers médecins à la fin de l'année. Laurent Habert reconnait qu'il n'y a toujours pas de candidats, malgré la proposition du CHR d'Orléans. Il a créé des postes pour recruter des médecins qui partageraient leur temps entre l'hôpital et la MSP, c'est prévu dans la loi. Mais aucun candidat ne s'est manifesté pour le moment. "Ce qui compte c'est le projet autour de cette MSP, et c'est le plus compliqué"

Une formation pour les infirmiers va débuter à Tours

Parmi les solutions envisagées contre la désertification médicale, la création de CPTS, des communautés professionnelles territoriales de santé. Elles regroupent des médecins, des pharmaciens, des soignants, sur un même territoire, afin de leur permettre de mieux s'organiser, de se soulager mutuellement de certaines tâches, et de mettre en place une meilleure prise en charge des soins non programmés. Trois existent déjà dans le Loiret, 14 projets sont lancés. 

La semaine prochaine à Tours va également démarrer une formation inédite, de deux ans, pour les infirmiers : la pratique avancée, qui leur permettra d'effectuer certains actes réservés jusque-là aux médecins, comme renouveler des ordonnances, ou prescrire des examens biologiques. 

Inquiétude autour de l'avenir de la clinique de Gien

Laurent Habert, le directeur régional de l'Agence Régionale de Santé, reconnait son inquiétude concernant l'avenir de l'hôpital et de la clinique de Gien, dont les sorts sont intimement liés. Le groupe privé propriétaire de la clinique Jeanne d'Arc est parti, l'hôpital d'Orléans doit reprendre l'activité pour lui permettre de continuer. Mais à ce jour la moitié du personnel refuse de rejoindre l'hôpital public. "Nous ne pouvons pas échouer, le giennois a besoin que cela aboutisse, j'en appelle à la responsabilité de tous, y compris du personnel".