Replay du lundi 5 avril 2021

Reconfinement : déjà une centaine d'annulations dans le Loiret, selon le président des Gîtes de France

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Une centaine de clients ont d'ors et déjà annulé des séjours dans le Loiret, après l'annonce d'un reconfinement, selon les Gîtes de France. Le président départemental, Luc Thomas, était l'invité de France Bleu Orléans ce lundi matin.

Les Gîtes de France du Loiret ont enregistré une centaine d'annulations depuis l'annonce d'un reconfinement. (illustration)
Les Gîtes de France du Loiret ont enregistré une centaine d'annulations depuis l'annonce d'un reconfinement. (illustration) © Radio France - Lagain Aurelie

Les Gîtes de France ont déjà enregistré une centaine d'annulations dans le Loiret, depuis l'annonce d'un troisième confinement, annonce ce lundi matin Luc Thomas, leur président dans le département. Invité de France Bleu Orléans, il reste optimiste pour la suite de la saison, "cela va être de la dernière minute" cet été, assure-t-il. 

D'habitude, à cette période, vous recevez de nombreuses réservations. Où en êtes-vous aujourd'hui ? 

Habituellement, les vacances de Pâques marquent le début de notre saison touristique et le remplissage de la haute saison. Depuis l'annonce du président de mercredi dernier, on gère les annulations, on ne fait que ça et tout n'est pas encore traité. Je pense qu'on a traité à peu près 70% des cas, mais effectivement cela a a marqué un arrêt brutal à notre activité. C'est tout simplement une perte sèche pour au moins ce mois d'avril.

Combien de séjours ont été annulés pour l'instant dans le Loiret? 

On est à peu près sur une centaine de séjours annulés. Mais en termes de volume, par rapport à une année normale, on a une perte relative de 40%. Tout simplement parce que chez Gîtes de France, et notamment dans le Loiret, on a une clientèle professionnelle qui est assez importante et elle est toujours là, contrairement à 2020, où cette clientèle professionnelle avait aussi évacué les gîtes puisque puisque l'économie s'était retrouvée également à l'arrêt. 

Ce confinement tombe vraiment comme un couperet. L'année avant pourtant bien commencé.

Oui, on avait fait un début d'année, "janvier, février, mars",  exceptionnel, je pèse mes mots, mais j'ai envie de dire tout n'est pas foutu. Je reste très optimiste pour la suite. Je pense que les Gîtes de France, et je le vois avec mes collègues aux quatre coins de la France, ont le vent en poupe depuis un an maintenant avec cette crise sanitaire, c'est un paradoxe. Cela nous met du baume au cœur. On a des Français qui ne peuvent plus partir à l'étranger,  il y a ce côté proximité et consommer local, consommer 100% français. Il n'y a rien de plus français que Gîtes de France, donc nous, on en a "bénéficié" mais en soit, cela reste quand même difficile pour le tourisme dans l'ensemble. 

Avec ce premier weekend confiné, pour Pâques, vous avez tout de même eu quelques réservations.  

On avait des réservations pour ce weekend de Pâques. Une partie de notre clientèle est restée dans les hébergements, mais une partie, au moins 50%, est partie avant. Un petit exemple personnel puisque j'ai deux gîtes à Chilleurs-au-Bois : je devais accueillir un couple de soignants venant de l'Essonne qui devaient venir dans le cadre de l'opération "Le Loiret vous remercie" du Conseil départemental et de Tourisme Loiret. Forcément, ces gens là ont reporté leur séjour. On dit reporter, puisque heureusement, aujourd'hui, on peut encore reporter.

Est-ce que vous avez déjà en tête l'été ?  Emmanuel Macron évoque à partir de la mi-mai une possible réouverture progressive de certains lieux. Qu'en attendez-vous  ? 

On a toujours de l'espoir. On estime qu'on est à peu près à 25% d'occupation sur la haute saison, sur juillet-août, ce qui n'est pas négligeable. On est sur un comportement des touristes qui va être de la dernière minute. On sait très bien gérer ces dernières minutes d'un point de vue technologique avec nos sites Internet, mais aussi grâce aux agents de réservation qui sont disponibles sept jours sur sept pour pouvoir pour pouvoir prendre des locations. Cela va être de la dernière minute, c'est évident, mais je reste optimiste.