Replay du vendredi 30 avril 2021

Sabine Ferrand, restauratrice et présidente de l'Umih Centre-Val de Loire, "entre soulagement et prudence"

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L'Umih, le syndicat des restaurateurs et hôteliers, réagit aux annonces d'Emmanuel Macron sur la levée des restrictions sanitaires et la réouverture des terrasses le 19 mai prochain. Les professionnels se disent soulagés d'avoir une date, mais il reste encore beaucoup de questions à régler.

Sabine Ferrand, restauratrice dans le Loir-et-Cher, et présidente régionale de l'Umih Centre Val de Loire
Sabine Ferrand, restauratrice dans le Loir-et-Cher, et présidente régionale de l'Umih Centre Val de Loire © Radio France - Anne Oger

Sabine Ferrand, patronne d'un restaurant et d'une discothèque à Saint-Laurent Nouan dans le Loir-et-Cher, dit être partagée "entre soulagement et prudence" après l'annonce de la levée progressive des restrictions sanitaires, malgré une épidémie de Covid 19 toujours présente et virulente. "Nous avons un peu plus de visibilité, ça c'est nécessaire, nous avons le temps de préparer nos établissements, nos salariés, ça c'est le point positif, mais beaucoup de questions restent sans réponse"

Cette levée des mesures sanitaires inquiète les médecins, malgré tout, parce que les services de réanimation dans les hôpitaux sont toujours saturés, même si le nombre de patients est un peu en baisse. "Mais on nous a suffisamment répété que nous sommes tous responsables. Et finalement le pass sanitaire dont on nous parle de plus en plus, même si on nous dit qu'il ne sera pas obligatoire, il va devenir incontournable"

Concernant les protocoles de réouverture des terrasses le 19 mai, les professionnels attendent encore beaucoup de réponses. "Le gouvernement nous dit depuis longtemps qu'il y aurait une jauge, et _cette jauge sera sans doute soumise aux directives des préfets, en fonction de la situation sanitaire dans chaque département_. Donc ce sera une forme de territorialisation"

L'Umih a aussi écrit aux élus locaux dans les métropoles et les communautés de communes, pour leur demander si les dérogations qui avaient été accordées en juin 2020 pour étendre l'emprise des terrasses serait maintenue, et si les exonérations des droits d'occupation seraient reconduites. "Là-dessus nous attendons des réponses", également, dit Sabine Ferrand. 

Quant au personnel, c'est la grande inconnue : "nos salariés vont-ils revenir, ça ce sera la surprise ! Nous espérons bien sûr, mais au niveau national l'Umih estime qu'il y aura 100 000 postes non pourvus, parce qu'ils sont allés travailler ailleurs, et qui ne reviendront sans doute. Dans les prochaines semaines, nous allons convoquer nos équipes, voir qui est présent, et mettre en place si besoin une stratégie de recrutement très rapidement"