Replay du vendredi 18 décembre 2020

Simon Karleskind, sous-préfet à la relance en Centre-Val de Loire

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Le plan de relance de cent milliards d'euros présenté par le gouvernement sera déployé localement par des sous-préfets à la relance. En Centre-Val de Loire, il s'agit de Simon Karleskind. Il vient de prendre ses fonctions.

Simon Karleskind, sous-préfet à la relance en Centre-Val de Loire
Simon Karleskind, sous-préfet à la relance en Centre-Val de Loire © Radio France - Marine Protais

Cent milliards d'euros, c'est le montant du Plan de relance du gouvernement, destiné à faire face à la crise économique engendrée par l'épidémie de Covid-19. Dans notre région, Simon Karleskind qui est chargé de le déployer. Il vient d'être nommé sous-préfet à la relance en Centre Val de Loire et a pris ses fonctions fin novembre. Sa mission ? "Etre facilitateur sur l'ensemble de la région", résume-t-il.

Un facilitateur auprès de "tous les acteurs économiques mais aussi tous les acteurs de la formation, de la cohésion, pour les accompagner et les aider à utiliser au mieux le budget déployé en Centre-Val de Loire", précise le jeune haut-fonctionnaire de 27 ans.

Les enveloppes territoriales représentent environ 50 millions d'euros, selon Simon Karleskind. "Mais tout l'enjeu est aussi d'aller mobiliser ces crédits, au niveau national", souligne-t-il, en insistant que cela a déjà été fait pour l'industrie.

1 500 emplois bientôt créés en Centre-Val de Loire

Parmi les entreprises qui pourront bénéficier de ce plan de relance, beaucoup font partie des secteurs de l'automobile et de l'aéronautique. Des entreprises qui ont pour projet de "former des personnes", félicite Simon Karleskind, qui prévoit ainsi la création de 1 500 emplois en Centre-Val de Loire. 

L'autre aspect concerne l'environnement, puisque son rôle est aussi de favoriser la transition écologique de ces entreprises. Des objectifs qui ont pour but de "construire la France de 2030."

"Construire la France de 2030"

"Il faut voir le plan de relance comme une grosse boîte à outils, schématise Simon Karleskind, une boîte à outils pour construire la France de 2030. Certains acteurs, comme les grandes entreprises, connaîtront ces mesures très rapidement. Mon rôle est surtout un accompagnement un peu plus resserré des acteurs qui ne savent pas trop comment utiliser cette boîte à outils. Et c'est bien normal, elle est vaste et complexe."

Au vu de la crise économique actuelle, de nombreux secteurs sont à l'arrêt, comme la restauration, l'hôtellerie ou encore la culture. Mais Simon Karleskind promet des solutions à court terme dans le cadre de ce plan de relance. "Ces crédits seront déployés en 2021-2022", promet-il, de façon à ce que les jeunes, notamment, soient "formés aux métiers d'avenir" une fois que la situation sanitaire s'apaiser et que l'économie reprendra.

Des véritables aides supplémentaires ?

Le président du conseil départemental du Loiret, Marc Gaudet, avait exprimé ses craintes vis à vis de ces aides. Il craint qu'elles soient en réalité celles déjà accordées au département. Il évoque un "recyclage" des aides de l'Etat, ce que contredit formellement le nouveau sous-préfet à la relance.

Ce n'est pas un recyclage des aides de l'Etat, c'est de l'argent réel. Dans ces cent milliards, quarante viennent de l'Union européenne. Le président de la République s'est beaucoup battu pour les obtenir.

Il ajoute néanmoins que tous les acteurs économiques de la région ne pourront pas en bénéficier. "Il faudra regarder chaque projet et chaque porteur de projet pour voir comment les financer." Simon Karleskind l'assure, "ce sont des aides qui s'additionnent et se complètent."

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