Replay du lundi 26 octobre 2020

Thierry Guiguet-Doron, le patron des policiers du Loiret

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Pour lutter contre l'évolution de l'épidémie de covid 19, le Loiret a été placé sous couvre-feu nocturne pour six semaines. Quel est le premier bilan des contrôles menés et des sanctions établies par les policiers sur Orléans ? Réponse avec le Directeur départemental de la sécurité publique.

Thierry Guiguet-Doron directeur de la sécurité publique départementale du Loiret
Thierry Guiguet-Doron directeur de la sécurité publique départementale du Loiret © Radio France - Lydie Lahaix

Le Loiret est sous couvre-feu depuis ce samedi 24 octobre, avec interdiction de sortir de 21h à 6h du matin, sauf motif valable, pour tout le monde sur l'ensemble du département. Policiers et gendarmes sont chargés de veiller au respect de ce couvre-feu nocturne. 

"Il est assez bien respecté mais nous avons relevé une douzaine d'infractions durant la première nuit (samedi à dimanche) et vingt-deux cette nuit (ce dimanche à lundi) sur Orléans, lors de 200 à 300 contrôles effectués explique Thierry Guiguet-Doron, le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) dans le Loiret. "Ce sont des infractions de particuliers sur la voie publique, par contre les restaurants et les bars respectent très bien l'interdiction et là nous n'avons eu aucun souci".

Après la prévention, les sanctions

"La première nuit nous avons fait de la pédagogie, maintenant nous sommes passés aux sanctions" reconnait Thierry Guiguet-Doron. Pour circuler la nuit il faut avoir sur soi une "attestation de déplacement dérogatoire" remplie, avec un motif valable et dûment justifié (raisons professionnelles, sanitaires, d'urgence familiale..) sinon c'est une amende de 135 € ( et 1500 euros en cas de récidive). 

Les policiers continuent de verbaliser également sur la métropole d'Orléans pour le non-respect du port du masque qui est obligatoire, "ce sont plusieurs centaines de procès verbaux qui ont été dressés sur les trois derniers mois".

La police a les moyens d'intervenir

Le DDSP reconnait avoir les moyens de faire respecter le couvre-feu. "Nous avons beaucoup d'activité en fin d'après-midi mais le soir notamment dans la rue de Bourgogne à Orléans, il y a moins de gens qui boivent dans les bars donc nous sommes appelés à moins intervenir. Globalement, nous avons les moyens de faire respecter ces contrôles".

Selon les syndicats, il manquerait 80 postes de policiers dans le Loiret, ce qui correspond selon Thierry Guiguet-Doron au non-remplacement de personnel depuis trois ans mais "sur cette année, nous avons eu 25 à 30 départs sur la zone police Orléans-Montargis, pour seulement quelques arrivées, _il y a un manque d'effectif réel mais nous espérons une amélioration dès l'an prochain_". 

Concernant le moral des troupes, le directeur départemental de la sécurité publique reconnait "peut-être un peu de lassitude mais _le moral est plutôt bon au sein de la police_, c'est peut-être mieux qu'au moment du mouvement des gilets jaunes."

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