Émissions Toutes les émissions

L'invité de France Bleu Vaucluse matin

5min

Jean-Pierre Cavin, chargé des restaurants scolaires à la mairie de Carpentras

Par le vendredi 23 septembre 2016
Podcasts : iTunes RSS
Un repas à la cantine
Un repas à la cantine © Maxppp - .

La fête de la gastronomie débute ce vendredi, elle dure jusqu'à dimanche. C'est l'occasion, pour certaines collectivités, d'imaginer des menus gourmands dans les cantines... et de communiquer sur les efforts faits pour introduire plus de bon, plus de bio, plus de local dans les réfectoires.

La mairie de Carpentras est engagée dans cette démarche depuis plus d'un an. "Nous voulons, à terme, 50% de bio et/ou de produits locaux dans les assiettes des enfants, explique Jean-Pierre Cavin, l'élu en charge des restaurants scolaires. Il faut du bon, du varié, cela participe à l'éducation des enfants."

Mais ce n'est pas si simple... "Nous y allons progressivement, parce que dans une grande commune comme Carpentras, où l'on sert entre 1.500 et 1.600 repas par jour, nous sommes soumis à de multiples contraintes, souligne l'élu. A commencer par les procédures d'appel d'offres : nous sommes subordonnés au Code des marchés publics, nous ne pouvons pas y déroger."

L'une des principales difficultés est d'obtenir les quantités nécessaires. "Nos fournisseurs ne peuvent pas toujours fournir les quantités désirées, poursuit Jean-Pierre Cavin. Mille cinq cents tomates en une seule journée, il faut les trouver !"

Des effets sur le prix

Et puis il y a le facteur "prix". "Favoriser les produits bio ou locaux, cela risque de faire augmenter le prix du ticket, assure le conseiller municipal. A Carpentras, nous nous sommes engagés sur un prix constant. Jusqu'à maintenant, cela ne bloque pas. Aujourd'hui, sur cinq semaines de menus, donc sur 22 repas, nous parvenons à avoir 17 plats d'origine locale - c'est à dire avec des produits qui viennent d'un rayon de 60 kms autour de Carpentras. "

Effet bénéfique de tous ces efforts : le gaspillage est considérablement réduit. "Quand on fait du bon et du bio, les enfants finissent leur assiette", assure Jean-Pierre Cavin.