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 Le Maxi-trimaran Sodebo quitte le port de Brest sous les regards de spectateurs
Le Maxi-trimaran Sodebo quitte le port de Brest sous les regards de spectateurs © Radio France - Morgane Heuclin Reuffait

Les voiliers de la Brest Atlantiques ont largué les amarres

Diffusion du mardi 5 novembre 2019 Durée : 4min

C'est parti pour la Brest Atlantiques. Le départ de la course des maxi-trimarans à travers l'Atlantique a eu lieu ce mardi, à 11h. Les 4 ultims, deux skippers et un mediaman à bord, s'élancent vers Rio de Janeiro et le Cap. 

Un Golfe de Gascogne Cauchemardesque ce week-end

Les départs, prévus entre 7h30 et 8h et quart, ont été rapides en raison des conditions météo assez agitées. Le départ de la course était d'ailleurs prévu initialement dimanche, mais il a été reporté en raison de la tempête. "On avait un golfe de Gascogne qui était cauchemardesque, explique Emmanuel Bachellerie, directeur général de la Brest Ultim Sailing qui organise la course, sur France Bleu Breizh Izel. On avait des rafales à 60 nœuds, et la mer formée à hauteur de 10 mètres."

Des conditions météo sportives

Pour autant, le début de la course ne devrait pas être de tout repos. "Là les conditions sont plus clémentes, elles vont quand même être viriles. On a entre 4.80 et 6m de mer encore, et 26-28 noeuds avec des rafales à 35-38, donc c'est pas un golfe de Gascogne paisible et estival mais la direction de course a estimé qu'en bons marins ils pouvaient traverser ce premier épisode un peu complexe, et ensuite rejoindre le Cap Finistère."

Une fois passé le Golfe de Gascogne, "les choses devraient aller très vite jusqu'à l'équateur détaille Emmanuel Bachellerie. Les différents routages donnent un point de passage en moins de 5 jours ce qui est proprement phénoménal."

De nombreuses difficultés tout au long du parcours

Lors de leur descente vers le Sud, les marins devront faire face à plusieurs zones compliquées. "Vous avez deux anticyclones : un sur l'Atlantique Nord, celui des Açores et un sur l'Atlantique Sud qui est celui de Sainte-Hélène, qui sont des champs de haute pression qu'il faut contourner, parce que si on les traverse on n'a plus de vent."

Et ce ne sera pas la seule difficulté. "Au milieu l'équateur et ce fameux Pot-au-Noir, qui est une zone de convergence inter-tropicale. En gros les vents majeurs de l'hémisphère nord viennent se rencontrer à ceux de l'hémisphère sud et montent vers l'atmosphère, et donc laissent une bande  de calme et de météo très versatile au milieu. Et ensuite vous avez les alizées de l'hémisphère nord et les alizées de l'hémisphère sud. Et puis tout le champ des dépressions  qui tournent autour de l'antarctique et que les garçons vont aller chercher un petit peu quand même. Donc c'est un parcours avec une météo très variée et très complexe"