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Erven Léon président du syndicat de l'aéroport de Lannion et maire de Perros Guirec

Par le mercredi 1 février 2017
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Erven Leon
Erven Leon © Radio France - Mairie

Quel avenir pour l'aéroport de Lannion en proie à un déficit depuis plusieurs années ? L'obligation de service public a été publiée au Journal Officiel sur la base de 14 vols par semaine au lieu de 24 actuellement. Un moyen de pérenniser l'avenir de l'aéroport de Lannion.

Pourquoi avoir abaissé le nombre de vols ?

"L'objectif est de répondre aux besoins de l'éco-système et des entreprises lannionnaises tout en maintenant un niveau de déficit et de participation au déficit acceptable par les collectivités et l'Etat. C'est ce que nous avons faits par des études et des échanges avec les entreprises."

L'objectif c'est de sauver la ligne pour les professionnels et notamment Nokia et Orange ?

"Tout à fait. Nokia vient de faire un très gros investissement sur Lannion et a choisi de faire de Lannion son centre mondiale en matièree de cyber-sécurité. Orange s'apprête à faire un très gros investissement et puis nous avons aussi tout un éco-système avec de nombreuses PME en plein développement qui sont connectés au monde, à l'Europe avec des clients à travers le monde et la France. C'est donc un outils indispensable pour l'activité de ces enteprises."

Il y a quand même ce déficit de trois millions d'euros...

"Oui, et ce que nous souhaitons c'est de le réduire de moitié pour qu'il soit supportable par les collectivités."

Et notamment le département, dont vous êtes le vice-président, qui ne veut plus financer cet aéroport.

"Ce n'est pas qu'il ne veut plus le financer mais qu'il ne peut plus financer le déficit de la ligne de part la loi NOTRe puisque le département n'a plus de compétence "développement économique". Par contre, le département continuera de participer au fonctionnement de la plate-forme aéroportuaire."

Jean-Yves Nedelec, le maire de Plouguiel, plaide pour une offre plus diversifiée vers les îles Anglo-normandes. Bonne idée ?

"C'est pas le maire de Perros-Guirec qui va vous dire le contraire en matière de tourisme mais c'est plus compliqué que ça parce-qu'il faut de toute façon financer la compagnie qui pourrait faire cette liaison. Donc, on pourra y réfléchir dans un deuxième temps. Notre priorité aujourd'hui est d'assurer l'avenir de la ligne Lannion-Paris."

L'aéroport tient grâce aux subventions publiques. Il vaut vraiment le coup ?

"Nous considérons que ça vaut le coup parce-que nous sommes dans une vraie dynamique économique -avec la filière photonique et le tourisme-. Lannion n'est pas sur la ligne Grande vitesse et restera à plus de 3h de Paris donc cet outils est indispensable pour maintenir les échanges avec les centres de décisions."