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Chalutier (illustration)
Chalutier (illustration) © Radio France - Aurélie Lagain

Brexit - Inquiétude pour la pêche

Diffusion du jeudi 14 mars 2019 Durée : 5min

Isabelle Thomas, députée européenne, membre de Génération.s et candidate sur la liste de Benoît Hamon, réagit au vote des députés britanniques ce mercredi. A 312 voix, contre 308, ils ont refusé une sortie de l'Union européenne sans accord. "Je suis inquiète, parce qu'il ne semble pas y avoir d'issue, parce que finalement l'addition des non ne fait pas un oui. Les Brexiteurs ne parviennent pas à savoir ce qu'ils veulent exactement. Ils ne veulent ni d'un accord maintenu avec l'Union, ni d'un no-deal, et on est de nouveau dans une période d'incertitude et d'inquiétudes. Les conséquences pour les Britanniques et les Européens peuvent être lourdes."

C'est tout l'accord qui pose question, estime l'eurodéputée. La pêche en est exclue. Alors mercredi, des autorisations temporaires de pêche pour les navires européens dans les eaux territoriales britanniques et inversement. "L'union européenne pourra ainsi aller négocier avec les Britanniques même s'il n'y a pas d'accord pour que les pêcheurs puissent continuer à pêcher dans les eaux territoriales et inversement. Mais c'est une déclaration unilatérale, de l'Union européenne, les Britanniques n'ont pas pris la même décision, c'est un problème. Mais, j'en veux beaucoup au négociateur européen, parce que dans le deal il n'y a pas non plus cet accord avec les Britanniques, il n'y a rien sur la pêche. La pêche a été reportée à un accord ultérieur. Même si les Britanniques avaient voté avant-hier en faveur de l'accord avec l'Union européenne, il n'y avait pas non plus de garantie que les pêcheurs puissent continuer à pêcher dans les eaux britanniques." 

Pour Isabelle Thomas, il faut remettre la question de la pêche "au premier plan de la négociation parce que si un nouvel agrément devait être signé, il ne faudrait pas que la pêche soit encore reportée dans les discussions. Le nouvel accord, comme le précédent, porte essentiellement sur le marché. Ce qui intéresse les Britanniques, c'est l'accès au marché français. Ils exportent 70 % des produits de la mer. Une fois qu'ils l'auront obtenu,  il y a fort à parier qu'ils ne soient pas particulièrement ouverts pour permettre l'accès aux eaux territoriales britanniques. Il faut absolument qu'on renverse les négociations. Si l'accès au marché est négocié sans l'accès aux eaux territoriales, nous prenons un risque important".