Replay du mercredi 29 janvier 2020

L'invité du jour : Yann Mauffret, du chantier du Guip sur la rénovation des goélettes de la Marine

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Le Chantier du Guip vient de décrocher un contrat de 4 ans pour rénover les goélettes de la Marine nationale. Un chantier pointu techniquement et important économiquement pour l'entreprise brestoise.

Yves Mauffret, le patron du Chantier du Guip
Yves Mauffret, le patron du Chantier du Guip © Maxppp - Maxppp

Le Chantier du Guip à Brest vient de décrocher un contrat de quatre années, partagé avec le groupe Navtis, pour rénover les goélettes et bateaux-écoles de la Marine nationale comme  La Belle-Poule, L'Etoile ou la Grande Hermine.

Yann Mauffret le gérant explique d'abord l'importance économique du contrat: "Pour le chantier du Guip, petite entreprise, ça représente un tiers de notre activité de l'année réparti sur 4 ans".

Ces bateaux ont la particularité de naviguer tout au long de l'année et d'être adaptés à la formation des jeunes marins, ce qui rend leur entretien difficile : "On doit chercher les problèmes à venir, donc il faut avoir une connaissance fine du bateau.  Il sont arrêtés 4 à 5 mois. Pour la goélette Etoile par exemple, on va changer toute la partie arrière. On est déjà allés chercher les pièces en forêt". 

Un savoir-faire qui se fait de plus en plus rare : "Il reste quelques chantiers et charpentiers de marine. Il faut une entreprise qui a la taille nécessaire, on sera une vingtaine à travailler en même temps. On est peu nombreux à pouvoir faire ce genre de chantiers en France".

Le métier est sous tension, le recrutement difficile : "On forme beaucoup par apprentissage. On est attentifs à former des jeunes pour que le métier soit pérenne". 

Le Chantier du Guip s'occupe également de certains bateaux qui prendront part à Brest 2020 :  "On espère pouvoir mettre à l'eau un bateau argentin, Juana, qu'on restaure en ce moment, pour les fêtes maritimes cet été".

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