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Le fait-maison, l'un des piliers de la slow-food
Le fait-maison, l'un des piliers de la slow-food © Radio France - Aurélie Lagain

Bientôt une "Université des sciences et des pratiques gastronomiques" dans le Finistère

Diffusion du mercredi 12 juin 2019 Durée : 4min

C'est un lieu emblématique de Plouhinec (Finistère) qui va connaitre une nouvelle vie : Le lycée Jean-Moulin va devenir une "Université des sciences et des pratiques gastronomiques". Une formation en deux ans, ou en six à huit mois en reconversion, des séjours de perfectionnement pour les cuisiniers aussi et puis un département restauration collective et sociale.

Ce n'est pas une énième école de cuisine, selon le porteur du projet, Xavier Hamon, cuisinier (il tenait le Comptoir du théâtre à Quimper), défenseur de la slow-food :  "L'idée c'est de proposer une offre différente pour les cuisiniers, faire autre chose qu'inculquer de la technique, aussi donner des éléments de compréhension du monde qui l'entoure pour que le cuisinier puisse s'adapter et non pas répéter des grammaires apprises par cœur, parfois déconnectées du quotidien, du réchauffement climatique, des préoccupations environnementales. Cela permet de travailler sur une autre relation au travail, à la cuisine, aux légumes..."

La députée du Finistère Graziela Melchior remet un rapport sur le gaspillage alimentaire ce mercredi, affirmant qu'on jette 400 g de nourriture par personne et par semaine. "Ca fait partie des préoccupations. Le sujet est sur la table depuis longtemps, et on voit que les pratiques ne changent pas beaucoup. Ca pose la question de la relation qu'on a avec le travail : Tout ce qu'on jette a été produit, a demandé un effort, un métier, un investissement. C'est tout ça aussi qu'on jette à la poubelle."

Une étude du WWF montre également que nous ingérons cinq grammes de plastique par semaine, soit le poids d'une carte de crédit : 52.000 micro particules par an, venues de l'eau en bouteille, des fruits de mer, dans la bière, le sel, l'usure naturelle des vêtements, des lentilles de contact, ou des pneus de voiture... Sans compter la pollution de l'air : "Jusqu'où on va pouvoir régler ces problèmes avec des injonctions, des principes éducatifs? Peut-être que le constat que la pédagogie ne suffit plus est arrivé", estime Xavier Hamon. "Il va falloir que les pollueurs paient."