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Les 150 citoyens tirés au sort se sont réunis à Paris pour la première fois le 4 octobre
Les 150 citoyens tirés au sort se sont réunis à Paris pour la première fois le 4 octobre © Radio France - Tangi Jaillet

Yolande Bouin a été tirée au sort pour la Convention pour le climat

Diffusion du mercredi 6 novembre 2019 Durée : 4min

Depuis le mois d'octobre, 150 citoyens tirés au sort se réunissent régulièrement à Paris pour discuter environnement et climat. C'est la Convention pour le climat, une expérience inédite en France. Les participants doivent répondre à une question : comment réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, dans un esprit de justice sociale ?

Proposer des mesures au Parlement

Parmi les 150 français tirés au sort, la Douarneniste Yolande Bouin. Elle est aussi élue d'opposition à la mairie de Douarnenez, mais c'est  un hasard si elle a été choisie pour participer à la Convention. 

"Ça se passe sur trois jours, détaille Yolande Bouin, le vendredi après-midi, le samedi et dimanche. On a des séances de travail en petit groupe maintenant. On est 30 par groupe avec des thématiques :  se nourrir, se déplacer, consommer et produire."

Le but de la Convention pour le climat "c'est que 150 citoyens ensemble réussissent à discuter de l'urgence climatique, et surtout de mesures à proposer soit au Parlement, soit de manière réglementaire, c'est-à-dire qui n'ont pas besoin de passer au Parlement."

Pas facile de mettre tout le monde d'accord

Mais forcément, ce n'est pas toujours facile de tomber d'accord admet Yolande Bouin. "On n'est pas tous formé au même niveau. En plus on doit proposer des mesures qui viseront à baisser les émissions de CO2 de 40% d'ici 2030, c'est important mais aussi technique. Nous sommes nombreux à avoir des doutes sur le type de propositions qui seront faites. Pour moi il faut viser haut, arrêter les mesurettes de colibri."

"Il y a plein de choses qui peuvent être faites au niveau locale, mais ça n'est pas ce qui nous concerne.  Il faut faire des choses au niveau politique, de l'argent il y a en a.  Je pense que si on trouve des idées vraiment intéressantes, il faut trouver l'argent c'est la problématique, mais si on en trouve, elles seront efficaces. Pour le moment on continue de travailler, on n'est pas tous d'accord, il y a encore du travail."

Il reste encore quatre week-ends de travail, d'ici au mois d'octobre. En attendant, pour rendre compte des travaux de la Convention et discuter des mesures qui pourraient être proposées, Yolande Bouin organise une réunion, ce mercredi 6 novembre à 19h30 salle Gradlon à Douarnenez.