Replay du mercredi 31 mars 2021

Maggy Bolle, chanteuse très mobilisée dans le CIP Collectif des Intermittents et des Précaires

Maggy Bolle est en Franche Comté: Vite, on en profite !

La Maggy en poulebot franc comtois !
La Maggy en poulebot franc comtois !

MAGGY BOLLE

Chanter tout haut ce que tout le monde pense tout bas: Maggy Bolle trimballe ses chansons burlesco-comiques depuis maintenant sept ans et propose un spectacle qui ravive à grands éclats de rire les plus belles heures du café-théâtre!

La Mag

Si je vous dis que Maggy BOLLE chante, vous allez me répondre dans un haussement d’épaules et avec un certain sens de l’à-propos, « que ça me fait une belle jambe »… Si par contre je précise que Maggy BOLLE est une vraie chanteuse, avec textes, musiques et belle voix un peu éraillée, qu’elle commence à se tailler une petite réputation en marge du showbiz à paillettes, votre pupille jusque là éteinte se met soudain à briller… Si, si, je le vois d’ici.

D’entrée de jeu et avec un pareil nom de scène, le ton est donné. Ici on se prend pas le chou ni au sérieux. Pas du genre à se cadenasser la tronche entre les mains, style penseur de Rodin, la Maggy. D’abord entre ses mains elle a déjà une guitare. Si elle y rajoutait sa tête, ça ferait désordre. Pas du style non plus à faire dans le « politiquement correct » : elle dit les choses Miss Maggy, et des fois un peu crûment. Faut pas lui en vouloir elle est comme ça, nature. Et oui Maggy BOLLE est verte, mais c’est pas grave Docteur. Ce serait même plutôt bon signe. La preuve qu’elle pète le feu. Et la santé. Elle aligne les strophes avec malice, mêle la dérision à l’autodérision, marie l’humour et l’ironie, balance quelques vannes bien senties mais jamais franchement méchantes entre deux chansons, et affiche ce je m’en foutisme de façade propre à ceux qui qui bossent dur mais qui ne tiennent pas forcément à ce que ça se sache… Qui veulent pas, comme dirait tonton Georges, « que ce soit le dit »… Un peu de pudeur, que diable. Un peu de délicatesse. Et de la délicatesse, faut pas se fier aux apparences, elle n’en manque pas. Toutes proportions gardées et la moustache en moins (mais ça viendra peut-être avec l’âge !), il existe un indiscutable lien de parenté entre l’Anar Sétois et son fumeux « gare au gorille » et la demoiselle qui nous arrive direct du Jura avec, dans sa valoche, un texte intitulé « l’épaule qui pue des pieds »… Ne me demandez pas comment c’est possible qu’une épaule sente la chaussette : elle vous l’expliquera elle-même. Et ça vous fera marrer, n’en doutez pas !

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