Replay du vendredi 20 novembre 2015

"L'islam radical n'est pas un virus dont on ne peut pas guérir comme ébola"

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Mourad Benchellali est un ancien détenu de Guantanamo. Aujourd'hui, il essaie d'empêcher les jeunes de partir faire le djihad. Il participe au forum mondial de la démocratie organisé par le Conseil de l'Europe à Strasbourg.

Mourad Benchellali participe au forum mondial de la démocratie à Strasbourg.
Mourad Benchellali participe au forum mondial de la démocratie à Strasbourg. © Maxppp

"Je leur raconte mon histoire, c'est tout." Mourad Benchellali a fait le djihad, il est aussi passé par le camp de Guantanamo. Et aujourd'hui il intervient auprès des jeunes tentés par un départ vers la Syrie.

Un témoignage plus efficace que des leçons de morale

"Je suis parti faire le djihad comme un gamin qui partait à l'aventure. La réalité à laquelle j'ai été confronté n'avait rien à voir avec ce que j'avais imaginé", c'est ce qu'explique Mourad Benchellali aux jeunes qu'il rencontre. "Ca leur donne des outils critiques, c'est plus efficace qu'une leçon de morale. Certains viennent ensuite me voir pour me dire qu'ils étaient tentés, mais qu'ils ont changé d'avis."

Quant à la déradicalisation des jeunes qui sont déjà embrigadés, Mourad Benchellali se veut optimiste. "l'Islam radical n'est pas une maladie incurable qu'on attrape comme ébola. Il s'agit d'idées, les idées on peut les combattre avec d'autres idées. Et on peut toujours en changer."

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