L'invité de Michel Flandrin

Du mardi au vendredi à 18h43

Salia Sanou, Philippe Saire.
Salia Sanou, Philippe Saire. - Montage Michel Flandrin.

Danse, slam et street art

Diffusion du jeudi 20 février 2020 Durée : 20min

Les Hivernales de la danse se décentralisent de l'autre côté du Rhône et de la Durance. Plus que quelques jours pour l'exposition "Ecce Homo" au Palais des Papes.

Depuis la fondation de sa compagnie en 1986 en Suisse, Philippe Saire  est l’auteur d’une trentaine de créations qui ont été jouées à travers  le monde. Mêlant le mouvement aux lignes et aux courbes, la matière et  la lumière, "Ether" témoigne de l’attachement profond du chorégraphe au dessin et à la peinture.

Découvert il y a deux ans dans le Off Avignon avec "Hocus Pocus", Philippe Saire revient avec une pièce entre noir et blanc, ombre et lumière. "Ether " se  joue de  la matérialité des corps d’un couple dans l’évanescence de la brume,  créant une zone transitoire entre présence et absence. Un  voyage sensible et troublant.

"Ether" vendredi 18H30 tinel de la Chartreuse, Villeneuve lez Avignon.

Bouleversé par le tableau du Jeune Noir à l’épée de Pierre Puvis de  Chavannes, l’écrivain, poète et slameur Abd Al Malik a imaginé un long  poème sur l’identité à l’heure de la mondialisation, transposant le  modèle de ce tableau en un personnage contemporain. 

S’associant au  chorégraphe burkinabé Salia Sanou, l’artiste a conçu, autour de ce récit  poétique, un projet artistique militant fait de danse, de musique  et de mots. Il prolonge ainsi sa réflexion sur la place de l’homme au  cœur d’une société passée ou actuelle, toujours fragilisée par les  intolérances. Sur scène, quatre danseurs très athlétiques amplifient le  propos par des mouvements lents, et des gestes parfois interrompus dans  leur élan, dans une forme d’hypermasculinité d’où jaillit pourtant une  impressionnante sensibilité.

"Le jeune noir à l'épée", vendredi 21 février, 20H30, Salle de l'Etoilen Chateaurenard.

Ernest Pignon Ernest. - Radio France
Ernest Pignon Ernest. © Radio France - Michel Flandrin.

Plus que 10 jours pour découvrir les 400 œuvres de la rétrospective  du pionnier du street art. Depuis les années 60 Ernest Pignon Ernest réalise des  compositions qu’il colle à même les murs dans des lieux en friche, ou  des immeubles emblématiques comme une prison ou une église. Une majorité  d’esquisses et croquis inédits détaillent le long travail qui précède  le dessin définitif.

« Ecce Homo » jusqu’au 29 février, Palais des Papes Avignon.

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