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L'invité du matin

Aurélien Rousseau
Aurélien Rousseau © Radio France - Martine Bréson

"D'ici 2020, il faut doubler le nombre de maisons de santé en Ile-de-France" : Aurélien Rousseau, directeur de l'ARS

Diffusion du mardi 11 septembre 2018 Durée : 7min

Aurélien Rousseau, nouveau Directeur général de l’Agence régionale de santé était l'invité de France Bleu Paris à 8h15. Regardez son interview à la fin de cet article.

"Il y a aujourd'hui 4 millions de nos concitoyens en Ile-de-France qui n'ont pas accès à un médecin généraliste dans des conditions normales, il y a des inégalités de santé qui se creusent, la prévalence de l'obésité est deux fois plus grande dans les quartiers populaires que dans les quartiers favorisés" indique Aurélien Rousseau qui veut "se bagarrer" contre ça. "Il faut qu'on se batte pied à pied pour faire reculer les inégalités en santé pour permettre l'accès à la santé pour tous".

Il estime qu'il faut réorienter le budget et le destiner avant tout à l'accès à la médecine et notamment au lien entre la médecine et l'hôpital.

Il faut aider les jeunes médecins

Il faut se demander pourquoi les jeunes médecins ne veulent pas aller exercer en Ile-de-France. "Les médecins veulent être moins seuls qu'ils n'étaient, indique le nouveau directeur de l'ARS, ils veulent aussi qu'on les aide sur les tâches administratives qui sont très nombreuses". 

Il veut doubler le nombre de maison de santé pluridisciplinaires en Ile-de-France d'ici deux ans. Actuellement il y en a 80. L'ARS va aider au financement de ces maisons.

La situation des hôpitaux psychiatriques

On manque de médecins constate Aurélien Rousseau et donc on essaye de mutualiser. En Ile-de-France affirme le nouveau directeur de l'ARS, "on détecte et on fait de la prévention trop tard parce qu'il n'y a quasiment plus de pédopsychiatres ou de psychiatre en ville et au moment où les gens basculent eh bien ils sont adultes et donc on a des hôpitaux qui sont sous pression avec en plus les hospitalisations sans consentement qui augmentent. Nous, on va dégager les moyens pour la psychiatrie d'ici la fin de l'année 2018 et puis on essaye aussi de faire répartir la charge un peu plus largement en mobilisant aussi les acteurs privés et pas simplement l'hôpital public".

Regardez son interview :