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L'invité du matin

Aurore Bergé
Aurore Bergé © Radio France - Martine Bréson

"On savait qu'à partir du moment où vous réformez, il y a des mécontentements" : Aurore Bergé députée LREM

Diffusion du lundi 7 mai 2018 Durée : 8min

Aurore Bergé, député LREM des Yvelines, était l'invitée de France Bleu Paris à 8h15. Regardez son interview à la fin de cet article.

Le président Emmanuel Macron est au pouvoir depuis un an. Est-il le président de la droite, le président des riches, des très riches ? Pour Aurore Bergé, Emmanuel Macron c'est une présidence équilibrée "à la fois libérée et c'est assez légitime qu'on ait commencé par des réformes qui étaient des réformes économiques et sociales notamment sur le code du travail qui allait dans ce sens-là et puis protéger par exemple tout ce qu'on fait en matière d'Education nationale où ce qu'on fait actuellement en matière de formation professionnelle". Pour changer l'image du président, la députée LREM pense qu'il faut tout simplement continuer les réformes qui ont été lancées.

"On évalue dit-elle, et quand quelque chose mérite d'être corrigé alors on le fait".

Face au sondage qui indique 55% de mécontents, Aurore Bergé répond "Je pense qu'il ne faut pas gouverner au gré des sondages. Il faut accepter parfois un risque d'impopularité pour mener à bien des réformes"

"La victoire d'Emmanuel Macron, c'était une victoire contre les populistes, les français ont fait le choix de refuser que Marine Le Pen de manière très claire entre à l'Elysée et que le Front National s'installe et ça été conforté au moment des législatives".

Le Premier ministre reçoit les syndicats de cheminots alors que la grève est de retour ce lundi soir. Comment sortir de cette grève ?

"On en sort en continuant de faire un effort de pédagogie mais on ne peut pas, parce qu'il y a une grève, dire la SNCF ne doit pas se réformer  ". Elle estime que reculer parce qu'il y a une grève serait un mauvais signal et cela voudrait dire que "la moindre mobilisation suffit à faire reculer demain le gouvernement, le président de la République, la majorité, je pense que ce serait un signal dévastateur et quoi qu'il arrive l'ouverture à la concurrence de la SNCF, elle est actée... depuis 2003

"On savait qu'à partir du moment où vous réformez, il y a des mécontentements qui peuvent exister. Notre responsabilité c'est de continuer à réformer malgré tout parce qu'on est convaincu de ce qu'on fait et parce que ya pas le choix. On ne va pas continuer à perdre du temps alors qu'on en a suffisamment perdu dans les années passées".

Regardez l'interview d'Aurore Bergé :