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VIDEO - "Arrêtons de penser qu'on est envahi par des publics particulièrement violents": Bruno Morel, Emmaüs Solidarités

Bruno Morel, directeur général d'Emmaüs Solidarités

L'invité du matin du mercredi 7 septembre 2016

Bruno Morel, directeur général d'Emmaüs Solidarités était l'invité de France Bleu à 8h10. L'association gère le centre d'accueil humanitaire de migrants qui va ouvrir à Paris mi-octobre 2016.

VIDEO - "Arrêtons de penser qu'on est envahi par des publics particulièrement violents": Bruno Morel, Emmaüs Solidarités

Bruno Morel était l'invité de France Bleu à 8h10. Il est directeur général d'Emmaüs Solidarités. L’association gère les deux centres d'accueil de migrants qui vont ouvrir à Paris à la mi-octobre 2016 et à Ivry-sur-Seine à la mi-décembre 2016. Bruno Morel a rappelé comment allaient fonctionner ces centres d'accueil qui comptent chacun 400 places. Les personnes qui pourront rester entre cinq à dix jours seront ensuite orientées en fonction de leur situation personnelle. Il n'y aura pas de présence policière dans ces centres d'accueil. Bruno Morel a indiqué qu’une équipe de 100 salariés sera présente dans le centre d'accueil de Paris pour accompagner et conseiller les migrants mais aussi pour faire de la médiation auprès des riverains. "Arrêtons de penser qu'on est envahi par des gens violents, j'en appelle à la raison" , indique Bruno Morel.

Regardez l'interview de Bruno Morel à la fin de cet article.

A retenir

Sur la création des centres d'accueil

"C'est une très bonne nouvelle. Nous sommes partis du constat qu'il y avait de plus en plus de démantèlement de campements sur Paris et certes il y avait des efforts en matière de mobilisation de places mais il fallait vraiment une structure d'accueil de ces migrants."

Y aura-t-il une présence policière dans ces centres ?

"Surtout pas... ce n'est pas du tout dans les valeurs du mouvement Emmaüs que d'accepter dans une structure sociale une présence policière."

Les riverains

"Une action de communication va être faite ...Il ne s'agit pas de recréer un campement dans le 18e arrondissement de Paris, nous sommes dans une structure dédiée avec une forme d'habitat digne... et surtout il y a un accompagnement... je ne voudrais pas qu'on stigmatise les migrants. Toutes les personnes migrantes ne sont pas automatiquement des personnes violentes et c'est la dignité de notre pays que de donner des conditions d'accueil particulièrement dignes pour les migrants qui arrivent à paris après avoir vécu des parcours parfois traumatiques."

L'enjeu politique

"Arrêtons de penser qu'on est envahi par des publics particulièrement violents... repartons sur les chiffres et moi j'en appelle à la raison et à une meilleur intégration de ces dispositifs".

Regardez l'intégralité de l'interview de Bruno Morel

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