Toutes les émissions

L'invité du matin

Bruno Poncet
Bruno Poncet © Radio France - Martine Bréson

Vidéo - Grève à la SNCF - "Tous les cheminots se sentent concernés" : Bruno Poncet, secrétaire fédéral SUD-Rail

Diffusion du mardi 3 avril 2018 Durée : 6min

Bruno Poncet, secrétaire fédéral du syndicat SUD-Rail, était l'invité de France Bleu à 8h15. Il a donné son point de vue sur la grève des cheminots, la réforme proposée par le gouvernement et le sentiment des usagers.

SUD-Rail a lancé un mouvement reconductible de grève à la SNCF. Le syndicat estime que ce sera plus efficace qu'une grève perlée qui s'étire jusqu'en juin.

Le secrétaire fédéral du syndicat SUD-Rail est confiant, le nombre de grévistes est particulièrement important ce mardi.  "Cela fait plus de 20 ans qu'on n'avait pas vu des chiffres comme ça", dit-il. Il y aurait 60 à 65% de grévistes ce mardi selon Bruno Poncet, "ça veut dire aujourd'hui que tous les cheminots se sentent concernés".

Il ne pense pas que la grève ira jusqu'en juin "Si ce gouvernement est intelligent ... j'espère qu'ils vont nous rappeler à la table des négociations très vite. Ils ont tout intérêt à ce que la grève ne dure pas autant que ça". 

Bruno Poncet estime qu'il n'y a pas de négociations aujourd'hui, il veut qu'on parle du fond, de la dette "qui étrangle la SNCF".

Il estime pouvoir avoir le soutien des usagers car "aujourd'hui les premières victimes de tout ça ce sont les usagers. Ils voyagent dans des conditions de plus en plus déplorables". Il indique que "nous, on ne se bat pas pour un statut qui est vraiment une tout petite épine dans tout le projet, nous, ce qu'on voit surtout, c'est la suite du service publique ferroviaire".

Il a dit son inquiétude face à l'ouverture à la concurrence "on voit très bien ce qui s'est passé dans d'autres pays. L'ouverture à la concurrence à augmenté les prix" et pour les petites lignes qui transportent peu de personne "il n'y a aucune entreprise privée qui voudra se mettre là-dessus car ça ne sera pas rentable...des lignes vont être fermées pour mettre à la place des cars". 

Regardez l'interview de Bruno Poncet :