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L'invité du matin

Jean-Luc Roméro
Jean-Luc Roméro © Maxppp - Vincent Isore

"Ma mort m'appartient" : Jean-Luc Romero, président de l'association pour le droit de mourir dans la dignité

Diffusion du mardi 21 mai 2019 Durée : 19min

Jean-Luc Romero, président de l'association pour le droit de mourir dans la dignité, était l'invité de France Bleu Paris ce mardi à 08h15.

Le cas Vincent Lambert provoque de nombreuses réactions. La famille se déchire autour de son maintien ou non en vie. L'affaire vient de connaître un nouveau rebondissement puisque la justice vient d'ordonner la reprise du traitement qui avait été arrêté.

Pour Jean-Luc Romero, "c'est une affaire terrible où une famille se déchire. Quel gâchi", dit-il. "Quand on pense en plus que Vincent Lambert est là dans son lit, impuissant. Il ne sait même pas ce qui se passe autour de lui..."

Il prend l'exemple de la Belgique où selon la loi s'il n'y a pas de lettre, s'il n'y a pas de personne de confiance, si vous ne pouvez plus dire ce que vous souhaitez eh bien c'est le conjoint qui décide. Si la personne est seule, ce sont les enfants qui décident. Sans enfant, ce sont les parents mais en tout cas les parents ne peuvent pas s'opposer à la décision du conjoint.

A propos du cas Lambert, Jean-Luc Roméro rappelle que son épouse est celle qui a construit sa vie avec lui, qui a été choisie par lui et en plus celle qui répète comme la plupart de ses frères et sœurs que Vincent s'était beaucoup éloigné des idées religieuses de ses parents et qu'il disait qu'il n'aurait jamais accepté d'être dans cette situation.

Si l'épouse a plus de droits que les parents c'est "parce que votre épouse vous la choisissez, c'est quand même une grande différence. Les parents il vous sont imposés, vous pouvez ne plus être d'accord avec vos parents..."

Pour Jean-Luc Roméro, il y a urgence à combler ce vide juridique. "Dans notre pays, le vrai problème c'est qu'on s'intéresse beaucoup au début de la vie et c'est tant mieux mais la fin de la vie il n'y a pas un centime... il n'y a même plus de plan de soins palliatifs".

Légalisation de l'euthanasie, suicide assisté : on doit pouvoir choisi sa mort estime-t-il. "Ma mort m'appartient... Moi je défend la volonté de la personne... Les français veulent avoir cette liberté s'ils ont des souffrances insupportables..." 

Regardez son interview (dans un instant)