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L'invité du matin

Jean-Marie Vilain
Jean-Marie Vilain © Radio France - Martine Bréson

Les élus locaux sont en colère face à la disparition des services publics : Jean-Marie Vilain, maire de Viry-Châtillon

Diffusion du mardi 30 octobre 2018 Durée : 6min

Jean-Marie Vilain maire de Viry-Châtillon (Essonne) était l'invité de France Bleu Paris à 8h15. Il a expliqué pourquoi les maires étaient en colère face à la disparition des services publics dans leur commune. Regardez son interview à la fin de cet article.

La Poste, la Caisse primaire d'assurance maladie, la police : les maires se battent pour maintenir le service public chez eux. 

Le maire de Viry-Châtillon (Essonne) reconnait avoir bénéficié de beaucoup de patrouilles de police depuis un peu plus de deux ans. Des forces de police oui mais pas de commissariat dans cette ville de 31.000 habitants et pour le maire "c'est un problème".

Cela fait 20 ans que la municipalité demande un commissariat sans succès. C'est celui de Juvisy qui est le plus proche et c'est le seul pour plusieurs villes.

Le serpent qui se mord la queue

Pour La Poste, il a trois bureaux de poste à Viry-Châtillon. Il y en a un qui va disparaître. Pourquoi cette fermeture? 

"On commence par vous expliquer qu'il y a un petit peu moins de chiffres donc on ferme un petit peu, on est en demi-journée et puis au fur à mesure les demi-journées s'estompent soi-disant pour du manque de personnel et à l'arrivée, quand on revient vous voir, c'est pour vous expliquer que les chiffres ont diminué sauf que quand le bureau de poste est fermé plus personne n'y va ce qui explique que les chiffres sont en diminution". 

Des élus locaux en détresse

Il prend l'exemple de la Caisse primaire d'assurance maladie. 

Le maire apprend par un promoteur intéressé par le bâtiment que la Caisse primaire d'assurance maladie va fermer et peu après "le directeur régional se pointe dans votre bureau et vous dit qu'on n'a pas le temps de voir tous les petits maires comme moi pour leur expliquer ce qui va se passer pour son bâtiment, il y a de quoi être plutôt choqué. Moi je l'ai mis dehors tout simplement parce qu'il y a un minimum de respect parce qu'il parlait quand même à l'élu d'une ville de plus de 31.000 habitants et je crois que cela mérite un peu de respect".

Le maire pense que le Président Macron est sensible à l’inquiétude et à la grogne des élus locaux et il est satisfait qu'il y ait un ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales.  Il était temps, dit-il.

Regardez l'intégralité de l'interview de Jean-Marie Vilain :