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L'invité du matin

Christelle Delarue
Christelle Delarue © Radio France - Martine Bréson

VIDEO "A partir de 11h44, ce vendredi, il ne sert plus à rien aux femmes de continuer à travailler" : Christelle Delarue

Diffusion du vendredi 3 novembre 2017 Durée : 8min

Christelle Delarue est l'invitée de France Bleu à 8h15. Elle dirige la campagne "11h44" pour le collectif féministe Les Glorieuses. A partir de cette heure, ce vendredi, les femmes travaillent "bénévolement". C'est la traduction symbolique de l'inégalité salariale. Regardez son interview.

Christelle Delarue dirige la campagne "11h44" pour le collectif féministe Les Glorieuses qui dénonce les inégalités salariales.

L'écart salarial entre les hommes et les femmes augmente

Elle affirme "qu'à partir de 11 heures 44 minutes et 9 secondes aujourd'hui en France, il ne sert plus à rien pour les femmes de travailler jusqu'à la fin de l'année parce qu'elles ne sont plus payées". Elle explique qu'il y a "un écart assez alarmant qui est de 15,8%, un écart salarial que l'on a analysé au niveau du taux horaire qui fait qu'aujourd'hui, à 11H44 ça ne sert plus à rien de travailler".

"Il faut des hommes pour faire avancer le débat sur l'inégalité en France". Il y a dix ans, l'écart salarial était de 10,1%, en 2017 il est de 15,8% donc on recule, indique Christelle Delarue.

Pourquoi les femmes ont un salaire plus bas que les hommes ? Parce que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à occuper un emploi précaire, un emploi à temps partiel qui est non choisi. Elles ont aussi des métiers qui sont moins valorisés économiquement, précise Christelle Delarue.

Comment obtenir l'égalité des salaires

Selon le rapport annuel sur la parité entre homme et femme du Forum économique mondial publié jeudi, il faudrait attendre 217 ans pour que la parité soit atteinte dans le milieu du travail. Pourtant, selon Christelle Delarue, quelques mesures simples pourraient accélérer le processus.

"Si d'abord on pouvait estimer que l'égalité homme/femme démarre à tous les postes pour toutes expériences et toutes professions, on réduirait considérablement ces écarts et on aurait surtout en France une nette croissance. Parce que réduire les inégalités homme/femme, c'est assurer 26% de croissance en France. C'est pas un petit sujet".

Regardez l'intégralité de son interview :