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L'invité du matin

Benjamin Griveaux
Benjamin Griveaux © Radio France - Martine Bréson

Mairie de Paris - Cela va se décider "de manière collective" assure Benjamin Griveaux

Diffusion du vendredi 14 septembre 2018 Durée : 10min

Benjamin Griveaux Secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement, était l'invité de France Bleu Paris à 8h15. Regardez son interview à la fin de cet article (dans un instant).

Le Plan pauvreté 

Pour Benjamin Griveaux "l'esprit de ce Plan c'est d'aider les gens qui sont dans le plus grand dénuement dans la plus grande précarité mais c'est aussi de faire en sorte qu'on puisse sortir de la pauvreté et même encore mieux qu'on n'y tombe jamais parce qu'en France... lorsque vous naissez dans un milieu défavorisé, vous mettez 6 générations à rentrer dans la classe moyenne...". 

A Paris 16% de la population est en-dessous du seuil de pauvreté, 14% en France, dit-il. 

"C'est un combat qui doit dépasser les petites guéguerres entre la gauche et la droite...".

Mairie de Paris 

Sans jamais dire s'il est candidat à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux a estimé que "les envies personnelles, dans ce genre d'aventure, en général, ça se termine très mal

"...c'est un travail éminemment collectif... et qui ne se fait pas que enfermé dans un bureau à l’Hôtel de ville donc tant qu'on n'a pas écouté les Parisiens, bâti quelque chose de collectif, le reste très franchement c'est de la littérature...". 

La candidature à Paris "va se décider de manière collective parce qu'on a toujours fait nos choix de manière collective... c'est comme ça qu'on a bâti ce mouvement. Si on avait bâti ce mouvement en faisant une guerre des egos, croyez-moi, en 18 mois, nous n'y serions pas arrivés. Donc on va travailler ensemble ... et surtout on va travailler avec beaucoup de gens qui ne sont pas En Marche aujourd’hui qui sont des gens issus de la société civile qui sont des gens engagés dans le monde associatif qui nous rejoignent et qui ont envie de construire un truc différent à Paris...

"_Je veux en finir avec le gauche-droite, je veux en finir avec l'opposition entre l'Est et l'Ouest parisien. Il faut réconcilier les Parisiens parce que lorsqu'on veut prétendre diriger les destinées de la première ville du monde, la première chose à faire, c'est de réconcilier les gens qui y viven_t".   

Le Plan vélo 

"...le Plan du gouvernement c'est 350 millions d'euros qui sont investis avec un objectif de tripler le nombre d'utilisateurs d'abord parce que c'est bon pour l'environnement c'est bon pour la santé parce que ce sont des modes de déplacement qui sont nouveaux et qui s'imposent petit à petit dans des territoires où le vélo a sa place et je pense en particulier au territoire urbain et métropolitain comme l'est Paris..."

A propos de Vélib' : "... il faut que le Vélib' puisse refonctionner le plus rapidement possible... lorsqu'on change de prestataire eh bien cela ne doit rien changer pour les Parisiens dans leur quotidien..."

La place de la voiture 

Il ne défend pas la voiture reine mais selon lui, il ne fallait pas décider de fermer les voies sur berges  sans en parler avec les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis "parce que si vous prenez vos décisions tout seul, vous vous embolisez..."

Il estime que la Journée sans voiture qui a lieu dimanche à Paris est une "très bonne chose...".

Regardez son interview