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Emmanuel Grégoire
Emmanuel Grégoire © Radio France - Martine Bréson

Pollution et circulation différenciée : "Il y a un défaut d'information" reconnait Emmanuel Grégoire

Diffusion du mercredi 27 février 2019 Durée : 7min

Emmanuel Grégoire, Premier adjoint à la Mairie de Paris, était l'invité de France Bleu Paris ce mercredi. Il est venu parler de la circulation différenciée mise en place ce mercredi en raison du pic de pollution aux particules fines qui touche l'Ile-de-France.

Regardez l'interview d'Emmanuel Grégoire à al fin de cet article .

La pollution a conduit la préfecture de police à mettre en place la circulation différenciée ce mercredi. Le Premier adjoint a rappelé que la vignette Crit'air était une obligation pas seulement à Paris mais dans de nombreuses villes.

Il aurait aimé que la mesure qui touche les vignettes 4 et 5 ait été étendue au vignette Crit'air 3 autrement dit que la mesure ait été plus sévère "parce que c'était un moyen d'action beaucoup plus efficace que limiter au Crit'air 4 et 5".

La Mairie réclame une mise ne place automatique de la circulation différenciée

Il a rappelé que la Ville de Paris plaide pour que la circulation différenciée soit automatique. Il souhaiterait que des normes soient fixées pour indiquer à quel moment il y a danger et que, dès que ces seuils sont franchis, on automatise les mesures parce que "là, on met le préfet dans une situation très inconfortable. Nous on met la pression pour appliquer. Il est soumis à d'autres exigences, notamment d'action de lobby...".

Le Premier adjoint dit comprendre que ces mesures ennuient une partie de la population qui a besoin de sa voiture mais il ajoute que "plus nous agissons vite, plus c'est efficace".

Pour lui, il faut des aides pour, à terme, sortir les véhicules les plus polluants du parc automobile mais "la clé c'est vraiment l'automaticité. Cela permet de mieux anticiper, de mieux se préparer collectivement".

Le coup de griffe à Benjamin Griveaux

Emmanuel Grégoire répond à Benjamin Griveaux. Le porte-parole du gouvernement qui serait candidat à la Mairie de Paris a qualifié l'actuelle municipalité d'égoïste. "Il a perdu une occasion de se taire...", lance Emmanuel Grégoire qui explique que c'est la santé des Parisiens et des Franciliens qui est en jeu.

Un appel au civisme

Face aux questions des auditeurs, il a reconnu qu'il y avait un défaut d'information en amont. Il a indiqué que selon lui l'intérêt général primait. "C'est un enjeu collectif qui nous engage", affirme Emmanuel Grégoire.

Pour la baisse de la vitesse qui n'est pas bien respectée, le Premier adjoint indique "qu'on fait appel au civisme... il faut que chacun prenne conscience du risque pour la santé". 

Regardez son interview 

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