Replay du mardi 22 juin 2021

Le rassemblement à gauche pour les régionales en Ile-de-France : "Il était temps" estime Stéphane Troussel

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Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis était l'invité de France Bleu Paris à 8h15. Il réagit au rassemblement à gauche pour le second tour et aux chiffres de l'abstention.

Stéphane Troussel
Stéphane Troussel © Maxppp - Vincent Isore

Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, était en direct sur France Bleu Paris à 8h15. Il est candidat sur le canton de La Courneuve.

Le rassemblement à gauche

À cinq jours du deuxième tour, il réagit aux annonces d'union à gauche pour les régionales en Ile-de-France. "Il était temps", dit-il en précisant que lui, il avait fait l'union de la gauche dès le premier tour pour l'élection départementale. 

Il estime que si la gauche et les écologistes s'étaient rassemblés au premier tour des régionales, ils auraient pu faire jeu égal avec la présidente sortante du conseil régional d'Ile-de-France, Valérie Pécresse,  arrivée en tête au premier tour.

Avec cette union, la gauche va pouvoir peser dans ce débat d'entre deux tours, assure Stéphane Troussel qui ajoute que cela doit être "une source de motivation et de mobilisation pour le second tour".

Il remarque que l'union de la gauche faite au premier tour en Seine-Saint-Denis a séduit les électeurs et que si le match est serré, les résultats sont encourageants.

Il rappelle qu'une règle a été décidée : à partir du moment où deux candidats de gauche sont arrivés en tête au premier tour dans un certain nombre de canton, il faut appliquer la règle du rassemblement.

Face à l'accord à gauche pour le second tour des régionales en Ile-de-France, il estime qu'il faut faire le choix de la justice, de la justice sociale et de la transition écologique et du renouveau démocratique parce que c'est ce projet qu'attendent les électeurs. 

L'abstention 

Stéphane Troussel réagit aux chiffres de l'abstention. Les électeurs se sont peu déplacés et l'abstention n'a jamais été aussi importante que pour ces deux élections.

Pour le candidat, cette abstention massive doit "nous obliger à beaucoup d'humilité". 

Il dit penser aux plus jeunes qui se sont peu déplacés. Il affirme comprendre la "défiance vis-à-vis des institutions, vis-à-vis d'une forme des débats politiques qui hystérise tous les sujets" mais la réalité, ajoute-t-il, c'est que pour les départements ce sont des actions concrètes comme la gestion de la crise sanitaire, les collèges, l'aide aux personnes âgées et pour la région ce sont les lycées et la proposition d'expérimentation d'un RSA jeune pour ne pas les laisser sans solution alors que la crise fait rage et est rude.   

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