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L'invité du matin

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VIDEO - Maitre Frédéric Bibal : "La première question des victimes, ce n'est pas le montant des indemnités"

Par le mardi 8 novembre 2016
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Maitre Frédéric Bibal
Maitre Frédéric Bibal © Radio France - Martine Bréson

Maitre Frédéric Bibal, avocat au barreau de Paris, était l'invité de France Bleu à 8h10. Il est l'un des signataires d'un livre blanc qui réclame un "préjudice d'angoisse" pour les victimes des attentats et un "préjudice d'attente" pour leurs proches.

Maitre Frédéric Bibal, avocat au barreau de Paris, était sur France Bleu à 8h10. Il est revenu sur le préjudice d'angoisse et le préjudice d'attente qu'il souhaiterait voir appliquer pour les victimes des attentats de Paris et pour leurs proches. Il a expliqué pourquoi les avocats s'étaient mobilisés sur le sujet en signant un livre blanc.

Ces préjudices ont déjà été réclamés pour d'autres affaires. La plus emblématique, c'est une affaire où de jeunes enfants ont été tués ou gravement blessés dans un car percuté à un passage à niveau. Et là, pour la première fois, le tribunal a été très loin dans la description de l'angoisse des enfants dans le car et aussi de l'inquiétude de leurs proches aux abords de cette catastrophe. L'avocat demande que les victimes des attentats de Paris puissent bénéficier exactement des mêmes droits que des personnes placées dans d'autres situations catastrophiques.

"L'exemple le plus intéressant, c'est celui de l'accident d'autocar de Puisseguin en octobre 2015", rappelle Frédéric Bibal. En huit mois,"les assureurs ont été capables, avec les avocats de victimes, de mettre en place une plateforme qui décrivait très bien les préjudices d'angoisse. On demande la même chose pour les victimes des attentats".

"La difficulté, c'est d'arriver à un traitement équitable de toutes les victimes qui ne souhaitent pas être mises dans des cases avec une forme de classement théorique". Les avocats proposent une grille de critères. "La priorité pour les victimes", indique l'avocat, "ce n'est pas le montant des indemnités à percevoir. Leur première question, c'est de savoir si ce qu'ils ont vécu peut précisément être pris en compte. C'est ça tout l'enjeu du travail qui est fait actuellement".

Regardez l'interview de Frédéric Bibal