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L'invité du matin

Patrick Pelloux
Patrick Pelloux © Radio France - Martine Bréson

"Il ne faut pas se voiler la face, ces camps de migrants ce n'est pas un camping romantique" : Patrick Pelloux

Diffusion du mardi 24 avril 2018 Durée : 8min

Le médecin urgentiste Patrick Pelloux était l'invité de France Bleu Paris à 8h15. Il a parlé du droit à la dignité des personnes âgées, de la saturation des urgences et des migrants. Regardez son interview à la fin de cet article.

Une pétition pour la dignité des personnes âgées et le respect des soignants a recueilli à ce jour 630 mille signatures. "Il s'agit de souligner l’importance d'une prise en charge de qualité dans les établissements pour personnes âgées dépendantes", explique Patrick Pelloux. "Les personnes âgées de plus de 75 ans qui viennent dans nos services d'urgence la plupart du temps on les hospitalise donc il faut que la prise en charge soit bonne".

La prise en charge des personnes âgées dépendantes

"On a besoin d'argent mais aussi de sens politique et la ministre ne fait que des promesses", assure l'urgentiste. "Il n'y a rien de concret qui arrive" constate Patrick Pelloux . "En Allemagne il y a deux personnes à temps plein qui s'occupent d'une personne âgée dépendante, en France on est à moins de un".

Un jour férié de plus travaillé pour financer ces EHPAD : "Ça me parait de la politique à la petite semaine".

Les urgences 

Les services d'urgence aujourd'hui : "C'est difficile, c'est saturé. La médecine de ville est aussi sursaturée".  

Les migrants 

"Il ne faut pas se voiler la face, ces camps de migrants ce n'est pas un camping romantique, il y a de la violence, c'est compliqué, ce sont des gens qu'il faut insérer dans notre civilisation, c'est compliqué".

"Vous en avez qui sont radicalisés ou qui ne comprennent pas la façon qu'a la France de fonctionner avec tous les droits humains, le droit des femmes, la laïcité. Donc je crois qu'il faut pénétrer ces camps pour justement leur dire qu'ils sont les bienvenus mais qu'ils doivent se faire à ce que nous sommes".

"Deuxièmement ça ne sert pas à grand-chose de disperser ces campements parce qu'en fait c'est un peu comme une fourmilière ils vont aller ailleurs, ils vont partir ailleurs et ça va reporter le problème  donc il faut structurer".

Regardez son interview