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L'invité du matin

Nathalie Arthaud
Nathalie Arthaud © Radio France - Martine Bréson

"Ce qui gêne le gouvernement, c'est l'opposition dans la rue " : Nathalie Arthaud porte-parole de Lutte ouvrière

Diffusion du vendredi 18 mai 2018 Durée : 8min

Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, était l'invitée de France Bleu Paris à 8h15. Regardez son interview à la fin de cet article.

C'est la fête de Lutte ouvrière ce week-end dans le Val-d'Oise. Nathalie Arthaud a rappelé son soutien aux cheminots en grève. "Aujourd'hui aucun travailleur... n'a à accepter de reculer sur ses conditions de travail, sur son salaire, sur son emploi."

"Ils ont raison de dire non. Il faut quand même avoir en tête, affirme Nathalie Arthaud qu'on est dans une société où l'argent dégouline... les rémunérations des PDG, déjà extravagantes, ont augmenté de 14%."

"Je sens que le climat social est en train de changer... parce qu'il y a des salariés qui ne veulent plus se taire, qui expriment leur mécontentement et on l'a vu s'exprimer y compris à Carrefour, y compris dans les EHPAD, dans de nombreuses entreprises, à Air France, on a vu ce mécontentement".  

Nathalie Arthaud ne pense pas qu'il faut se rassembler derrière Jean-Luc Mélenchon qui, pour les Français, représente le mieux l'opposition au gouvernement. Elle indique que Lutte Ouvrière va aller à la manifestation du 26 mai "parce que nous sommes solidaires de tous ceux qui ont envie d'exprimer leur hostilité à ce gouvernement qui est méprisant vis à vis de tous les travailleurs mais en même temps nous irons à cette manifestation en rejetant l'opération politique qu'il y a derrière. Et nous appelons les travailleurs à la méfiance parce que cette alternative qui consiste à dire qu'il faut le retour de la gauche au pouvoir.. - on s'aligne tous derrière le plus puissant - eh bien nous la rejetons parce que les travailleurs, ils en ont soupé".

A propos de la réforme de l'accès à l'université, Nathalie Arthaud (enseignante dans un lycée) estime qu'il est "scandaleux" qu'avec un bac en poche aujourd'hui on ne soit plus sûr d'accéder aux études supérieures. 

Regardez son interview