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L'invité du matin

Philippe Dallier
Philippe Dallier © Radio France - Martine Bréson

VIDEO - "Il faut lutter contre la ségrégation territoriale" : Philippe Dallier, sénateur LR de Seine-Saint-Denis

Diffusion du jeudi 27 septembre 2018 Durée : 5min

Philippe Dallier, sénateur LR de Seine-Saint-Denis, était l'invité de France Bleu Paris à 08h15. Regardez son interview à la fin de cet article.

Des parlementaires de Seine-Saint-Denis (6 sénateurs, 12 députés de toutes les sensibilités politiques) ont rencontré le Premier ministre, Edouard Philippe, à Matignon mercredi. Ils voulaient "partager le constat", explique Philippe Dallier. "Le constat c'est que pour l'éducation, la police et la justice, on manque de moyens très importants".

On met le couvercle sur la cocotte et on se dit ça va passer

Le sénateur explique qu'il a longtemps eu le sentiment qu'à Paris on sous-estimait les difficultés. "Pour une fois, on a un Premier ministre qui accepte de reconnaître que ce que dit ce rapport est exact..."

Pour moi, l'important c'est d'abord la qualité des services publics"

"C'est une question d'argent puisque les postes de fonctionnaires, ça coûte. On peut redéployer les moyens.... Il va y avoir 10.000 créations de postes dans la police, on peut affecter une partie significative de ces moyens en Seine-Saint-Denis. Si on ne le fait pas, on ne changera rien. Si on ne règle pas nos problèmes en matière d'éducation, de police et de justice, on pourra faire tout ce qu'on veut en matière de politique de la ville, ça ne corrigera pas le tir".

"La Métropole du Grand Paris pourrait être une partie de la solution parce qu'il faut aussi lutter contre la ségrégation territoriale mais ça ne pourra passer que par le partage de la richesse fiscale et c'est pas avec ces départements de la petite couronne qu'on va y arriver".

Philippe Dallier espère un plan d'action

Le Premier ministre Edouard Philippe a demandé aux parlementaires "un peu de temps pour élaborer des solutions". Pour Philippe Dallier, "la solution, elle est interministérielle, voilà pourquoi on voulait voir le Premier ministre. Et effectivement, il lui faut un peu de temps pour se retourner vers ses ministres et nous proposer un plan d'action. Donc moi, j'attends le prochain rendez-vous".

"Il y a vraiment urgence pour régler les problèmes de ce département" conclut le sénateur de Seine-Saint-Denis

Regardez son interview :